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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 18:32
Dom Zi om

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How could home language be off-side, playing with « dom » and « zom » ?

https://youtu.be/vIdQTlxrCKE

pour DomAuLongFaubourg

https://youtu.be/G0hCEswxgN4

pourDomWolof

https://youtu.be/QdsSsO6zI8o

pourDomRusse

https://youtu.be/vMXNm0Ax5nI

pourDɘmArabeRectifié

On peut donc jouer avec dom/Dɘm/dôme !

La langue étant en palais, on peut dire qu'elle est en dôme...

Mais elle est aussi maternelle et pourrait faire dire en wolof, en parodiant la chanson de Youssou Ndour où c'est l'enfant qui se fait reconnaître de sa mère :

Woo sama dom ki se yaye le !

Et ainsi, le sang pour sang chanté en français deviendrait en arabe :

مُقابِلدماء

دماء

à condition de considérer comme musicales toutes erreurs, déformations et licences grammaticales...

A ne fredonner donc qu'à huis clos ?

Comme qui dirait en russe : дом, дом, дом, дом...

… où certains, certaines auront peut-être lu zom, zom, zom... (et pas züm züm, ce que ferait l'abeille en hongrois !)

Parce qu'on aurait dans la tête le чернозём, cette contraction du mot terre et de l'adjectif noir...

Pour être optimiste, alors qu'on est un peu fatigué, ne prônerait-on pas une terre-maison ?

домзём

Une terre habitable ou une habitation aussi harmonieuse que la terre ?

Où l'on parlerait le заумь ou заумный язык ? Cela nous mènerait-il sur le chemin du la poésie des futuristes russes ? Si l'on en croit Elena Galtsova, dans les Cahiers de narratologie de 2013, numéro 24, la conception futuriste est à considérer au niveau macro...

Hélas, nous-mêmes n'avons su travailler les zhomes qu'en micro, preuve en est l'image ci-jointe...

Apparemment taillée au scanner à l'aide du nombre d'or ! (qui laisse imaginer un mot sans fin dont le m terminerait « zhom » tout en initiant « microzhom », etc.)

Si tout cela vous a intéressés, Carambolingiens, Carambolingiennes, alors laissez vous tenter par l'invitation suivante :

https://youtu.be/Mru1U93E2Hk

Ite, domus est

Philippe Sahuc Saüc

pour toute réaction, tout contact : helipsahuc@wanadoo.fr

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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 18:20
Tzeltal Tzotzil

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first exercice : put every z and every l in the right place...

Bienvenue aux langues ergatives, telles les langues maya dont tzeltal et tzotzil....

Etre sujet d'un verbe transitif et être sujet d'un verbe intransitif s'y marquent par des cas grammaticalement différents. C'est aussi le cas en basque, en kurde, etc.

Ainsi, dans les phrases « le coq a un ergot » et « le coq montre l'ergot », pour une langue ergative, le coq n'a pas la même fonction grammaticale...

Quant à la poule, eh bien...

https://youtu.be/N2gcNCr2GMw

Du reste, quand on dessine la phrase « la poule picore », dessine-t-on la terminaison du bec de la même façon que quand on dessine « la poule picore du maïs » ? A vrai dire, on a dans le second cas envie de porter attention à ces grains dont le destin va être bouleversé par l'action de la poule...

Car il est aussi question du maïs, cette plante qui a un nom différent dans presque chaque langue...

tel... tal... Corn !

Cette plante qu'ornent des filaments roux pointus certes mais trop mous pour faire corne...

De là mon grand-père m'appelait gamba de mil, autant dire que mes jambes n'étaient pas plus épaisses que lesdits filaments...

кукуруза...

Entendant Coucou roux za, on est passé à un autre oiseau que la poule croqueuse de maïs...

Le voyage à travers le genre animal continue avec le nom italien...

Granturco...

Entendu de l'autre côté de la Méditerranée et même du Sahara, cela pourrait être compris comme :

Grand ! Tura ko...

On prévient quelqu'un, plutôt un homme qu'on qualifie courtoisement de grand, qu'un taureau est en train de parler...

On passage on aurait pu remarquer que petit, en tzeltal, est pareil que petit, en wolof, soit tut... Ainsi il y a à Saint-Louis une petite île, appelée de ce fait Ndar tut...

Mais repassons de l'autre côté de la Méditerranée pour finir le voyage et même juste au bord de l'Espagne, au centre de ces montagnes où l'on appelle la plante Granaple...

Certains vous diront que l'on désigne ainsi le sarrasin, d'autres vous diront que c'est plutôt une façon de dire grain de blé (« grain de plé » pourrait-on entendre du côté de Rapastens...), alors qu'on peut avoir tellement de plaisir à y reconnaître le grain de Naples...

Trop de grains, tout ça ?

Qui vit sans grain n'est pas si sage qu'il croit ! (Foucault confirmant sur ce point La Roche...)

Vous souhaitant donc de trouver place dans la farandole maïs-magi-mage-sage !

Philippe Sahuc Saüc

pour toute réaction, tout contact : helipsahuc@wanadoo.fr

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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 15:40
Homophonie à 135°

Such a gap and, however, such a dub !

N'est-ce pas là un genre de primesaut, comme l'écrit Pierre Bergougnioux (Ecrire, pourquoi ? Textes collectés par Catherine Flohic, éditions Argol, 2005) alors que je connaissais jusque là que l'adjectif primesautier, primesautière ? (nous avons trouvé le substantif, tantôt de placer tôt ou tard le verbe...)

Il y a bien 135° d'écart en longitude entre Baïona et Nagoya et pourtant existe la convergence suivante, expliquée par une japonaise s'exprimant en occitan...

https://youtu.be/myVJQy27b7E

Se voletz prenèr l'encaminanent de l'enamorament de Sano Naoko per aquela lenga de trobairitz, aici lo libre qu'as escrich...

Montré à vous en forme de vignette, terme désignant bien à l'origine une image entourée d'entrelacs de petite vigne...

Mais revenons au sens de Hori bakarrik da, pour l'écrire façon euskara...

Au fait, comment le traduirait-on en français ?

Minimaliste : Ce n'est que ça. C'est seulement ça.

Pointilleux : Ceci n'est que cela....

Il y a alors possibilité de confusion homophonique avec une remarque musicale : ce si n'est que ce la...

This B is only that A...

This be is only that hay ?

Hamlet aurait donc tort de faire tant de foin ? (à condition de se doper au H et supprimer le to...)

Mais, après tout, faisons un primesaut vers le sud...

La latitude moyenne entre Bayonne est Nagoya est de 39° (43° pour l'une et 35° pour l'autre).

D'un primesaut de 25° vers le sud, on arrive à Tambacounda...

La même phrase a toute chance d'y être entendue : Hore bakari da (c'est d'ailleurs ainsi que j'entends la phrase de Sano Naoko).

En soninke, elle attribuerait quelque chose (da est un attributif, un doute persiste quant à sa position dans la phrase...) à un certain Bakari (prénom répandu) qui serait de plus de lignée guerrière (hore).

Pour le coup, l'énonciation n'est pas restrictive, rien de « que », de « seulement » là...

Ce las au nord est bien un sire au sud !

Carambolingiens, Carambolingiennes, si l'hic nous lasse, primesautons !

Philippe Sahuc Saüc

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26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 09:48
L'angle de bois

Suis l'eau... sweet boat...

https://youtu.be/PynxCl6_HxE

Le cheminement est laborieux, n'est-ce pas ? J'essaie d'abord de faire reconnaître à mon interlocuteur, dont c'est la langue maternelle (il éprouvera le besoin de préciser qu'il vient de l'ouest de la Chine mais n'est pas porteur de l'accent qu'on associe habituellement à cette région), deux mots de langue mandarin par une prononciation sans doute approximative, ignorant notamment le ton. Il faut dire que j'ai fait une recherche sommaire sur internet, ce qui a un effet sur le second mot trouvé, pour dire barque, chuán et non zhōu alors que l'expression que je voulais retrouver (découverte dans L'Empire du sens, Joël Bellassen & Chen Dehong, éditions You Feng, CNDP-CRDP, 2011) comportait ce deuxième mot pour désigner l'objet flottant créé de main d'homme pour son transport sur l'eau...

J'ai dû embrouiller encore plus mon interlocuteur en substituant au sens de l'expression le sens d'une expression existant en plusieurs langues africaines et évoquant le fait qu'aussi longtemps qu'il flotterait sur le fleuve, le bois mort ne serait jamais caïman. Il m'avait semblé, à première vue que l'expression chinoise et l'expression africaine étaient porteuses de sens opposés, l'une parlant certes de nature (caïman) et l'autre de culture (barque)...

Mais il faut se rendre à l'évidence, les deux parlent d'irréversibilité...

Elles partent toutes deux de cette matière, le bois, qui n'est pas masculine dans toutes les langues, tel l'occitan qui, de plus, fait la différence entre matière à brûler et matière à construire...

lenha per huèc... fusta per barca !

L'idéogramme chinois du bois a inspiré le dessin de gauche...

Est-il concevable qu'au prix d'une légère transformation (Ah ! la culture...), il devienne le dessin de droite ?...

Mais pourquoi encombrer l'eau de ce bois, ces barques, ces crocodiles ?

On pourrait se contenter d'y contempler le bleu...

Ainsi fait Caroline-Christa Bernard et elle le chante... http://thebergerie.net/

Elle nous laisse nous demander si le bleu mène aux brebis comme le bois aux caïmans...

En ces temps printaniers qui peuvent être chagrins, je me contenterai de vous demander doucement, chers carambolingiens, chères carambolingiennes :

un coup de mou ? Un coup de blue ?

Philippe Sahuc Saüc

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 17:38

I wish that never comes again time which makes out of fairy witch...

https://youtu.be/GUmgF-invuY

Il est retracé, ici en catalan, l'histoire de ces figures féminines, libres, porteuses de secrets, particulièrement proches du monde et des êtres de la forêt. Elles furent d'abord assimilées à ce qu'on peut appeler les fées, puis vint une autre société marquée par l'ordre capitaliste et les mêmes figures féminines devinrent alors les sorcières et celles qui les incarnaient promises au bûcher...

Pour restaurer leur parole, faut-il se faire leur écho..

Laino guztien azpitik, sasi guztien gainetik ?

Est-ce alors magie des sorcières ou de la langue euskara si le brouillard, se disant « layno » y prend de la résonance au cœur de l'indicible et si la ronce, se prononçant « shashi » y prend un velouté inattendu ? En tout cas, il se dit en Pays basque que les sorcières, sorginak, évoquent le dessous de tous les brouillards (nuages) et le dessus de toutes les ronces...

D'enthousiasme, offrons-leur une de ces marques de révérence dont on a beaucoup gratifié la Vierge Marie en ces temps où on allait commencer à brûler les sorcières. Offrons-leur la première strophe de ce qui pourrait être une palinodie et tant qu'à faire en langue hérétique, en langue occitane :

Temps de mau t'as volgut nommar bruèisha

E daissar sus la terra lo tròç nèr

Abans la flama èra meteisha

Sens un matin d'aprèp foguèt lo ser

Que congrear farguèt la lei de fèr

Per la madona capitalista

Cada lòc cal escriure sa lista

De las que cantavan pinquirineu

Que valía per pichons l'albada

Autanplan bona coma al prats la neu

Aquò èra dona de la fada A qui veut et dans quelque langue que ce soit

les quatre autres strophes !

Même sans comprendre la langue occitane, on peut trouver là l'écho des mots de sa cousine catalane où sorcière se dit bruixa (bruèisha ou même brusha en occitan), fée également fada, noir negre (comme en occitan mais où cela peut aussi se dire nèr, ce qui aide au décasyllabe), pareille mateixa (meteisha dans certaines formes de l'occitan), soir certes se dit plutôt vespre ou tarda, fer ne s'abrègerait pas comme ça, se dirait ferro mais compliquerait ainsi le vers, capitalista n'est même pas dans le fond de ces langues où tant ont rêvé d'un autre mode d'échanger, liste y double son initiale en llista, pinquirineu étant onomatopée du cri d'appel des fées à leurs enfants peut rester tel dans les deux langues, l'aubade y est bien l'albada, la neige est la neu et la fée la fada.

Mais voilà, nous avons bien dit palinodie et renversement (des valeurs féminines)...

palinodie... eidon i lap !

le site https://sites.google.com/site/etymologielatingrec/home indique qu'une racine du sanskrit « vid » signifiant « connaître le sens », a donné ειδον en grec, dont le dictionnaire de Bailly rapproche le sens de voir, se montrer, paraître, être informé, instruit.

En anglais lap est le tour et si le i veut bien par contamination d' ειδον se faire y et donc liaison espagnole, une palinodie qui ne se prendrait pas au sérieux et se laisserait renverser suggèrerait que les créatures célébrées avaient bien des secrets et plus d'un tour dans leur sac...

Vous le souhaitant pour conclure :

Laino guztien azpitik, sasi guztien gainetik, ειδον y lap !

Philippe Sahuc Saüc

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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 20:08

After two months of blog-out, couldn't you be hungry-hungrice ?

… d'où viendrait l'idée d'un mélange entre appétit et à prêt riz ?

https://youtu.be/_LEN5SCng3o

Cette pratique de la langue thaï en rappelle une de la langue mandinkan...

Pour inviter à boire, on dit :

i be minna ?

Il va de soi que la réponse affirmative entraîne un don d'eau. Si l'on précisait « boire de l'eau », autrement dit...

i be jo minna ?

… il s'agirait, alors en langage crypté, d'une proposition de relation sexuelle.

Gardons donc à l'esprit que l'eau ne peut s'ajouter indûment tandis que le riz peut s'ajouter ou se retrancher sans rien changer... Voilà une règle carambolingienne bien intéressante et qui va nous servir dès aujourd'hui !

Ne paraît-elle donc pas triviale l'« eh ! Quoi ? Si on... » 3x8=24 ?

Eh bien transformons-la...

Mais auparavant, munissons-nous de l'arc-en-vrac râ, ré/raie, ri/riz/ris, ro/rho/rot, ru sur lequel nous pourrons glisser à loisir...

S'il est question de « trois », qu'on peut entendre « Troie », honneur aux vieux Grecs ! ...écrivons donc le premier nombre comme ils l'auraient écrit, à savoir τροία.

Quant au second, 8, puisqu'il est symbole de chance chez les Chinois -il paraît que c'est pour cela qu'ils se sont arrangé que « leurs » jeux olympiques commencent le 8/08/2008- , écrivons-le à la façon chinoise 八, (bā en prononciation). 3x8=24 devient donc :

troyax 八 24

C'est le moment de faire opérer un glissement de r+2 au -ro- de troyax :

trayax 八 24

Poursuivons par un palindrome de râ, remarquons que ce nouveau taryax est suivi par le dessin de route de montagne (konko silo en mandinkan) et que 24 est la date de saint-Jean, homonyme de singeant...

taryax konko silo singeant

Opérons maintenant un palindrome phonétique interne au x devenant « sk », racontons-nous une petite histoire, à l'ombre... A l'ombre d'un tilleul, en espagnol tilo, planté au bord de la zone d'ensilage des déchets humains en certains endroits où l'on fait confiance à la largeur et à l'épaisseur de sa feuille pour aider l'humain ensilant... Revenons au soleil qui en mandinkan se dit justement tilo et mérite donc de recouvrir silo, d'ailleurs avec une majuscule... enfin, utilisons un synonyme de singeant...

taryask konko Tilo imitant

Faisons jouer une gerbe d'homophonies...

Tard y a ce que, conque haut Tilo, imite, an !

Une fois l'an, c'est donc le solstice d'été et d'ailleurs...

reprenons ce que le 24 de départ est devenu, à savoir : imite, an ou même imit'an...

24, est une genre de quatre-quarts, puisqu'il est quatre fois six... Or, nous sommes plutôt partis sous le signe du trois que du quatre... et trois fois six, dix-huit, nous suggère de reculer de 18 rangs dans l'alphabet où le t est alors remplacé par le b... imit'an → imib'an...

et pourquoi pas : ymi b, an...

Lors, le fameux riz/ri, qui peut s'inviter partout :

yrimi bri, an...

et passant par le palindrome :

yirmi bir, an...

Eh bien voilà, en turc on a écrit : 21, an...

Or, le grand 21 de l'année, c'est bien celui du solstice d'été du 21 juin...
Par ailleurs, on a fini par démontrer : 3x8 = 21, han !

Ah l'interculture plus forte que la nature !

Philippe Sahuc Saüc

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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 14:44

Is it impossible for a word to be found only in the dictionary of fools ?

Mais alors existe-t-il une langue particulière pour les fous ?

ελπτον ούδέν… rien n’est impossible, aurait ainsi dit Euripide (d’après le Dictionnaire des sentences latines et grecques, Renzo Tosi, Jerôme Millon, 2010).

Mais c’est peut-être d’Afrique que peut advenir ce qui paraissait impossible la veille, si l’on en croit Pline l’Ancien : Quid novi ex Africa ?

Il s’intéressait là aux accouplements inimaginables entre animaux d’espèces différentes…

E per un maridatge de lengas ?

Ah si toutes les langues du monde se donnaient la…

http://youtu.be/7Gyp_QEOBBE

... langue ? On entend sur la vidéo les salutations de langues a priori lointaines et différentes, le tagalog qu’on parle aux Philippines et le sénoufo qu’on parle en Afrique (notamment Burkina faso, Côte d’ivoire, sud-Mali). Ne peut-on y sentir comme un écho, comme un accord, comme si ces langues s’étaient donné le la ?

N’en déplaise à Babel, les langues formeraient-elles entre elles une cité, une polis ?

Quicòm de polit ?

Spazio pulito ?

Si l’on en croit un manuel de grec pour classe de seconde (Hatier), πόλις était à l’origine une citadelle haute peuplée de sanctuaires. Comme pourrait l’être notre bouche en haut de notre corps et capable d’activer une infinité de langues, que certaines langues appellent encore gorges ou lèvres (eh oui, dans certaines langues on dit que quelqu’un comme moi, la plupart de son temps, parle en gorge française, voire en lèvre française…).

Alors, si on a envie que toute langue puisse être accueillie par une gentille grand-mère grecque (la grammaire grecque est, elle, plus tracassière…), on peut se permettre les extra-polisations suivantes :

Tagalog… Ταγαλογος (qui reconnaît à la langue sa capacité de discours)

Sénoufo… Το Σενουφο (à la neutralité gage de bienveillance pour les autres langues… d’ailleurs, jadis, les Sénoufos auraient répondu à leur envahisseur guerrier qu’ils étaient, eux, des cultivateurs…)

Impossible de faire ça ?

Et à l'envers, si un recours oulipien aux autres langues nous permettait d'échapper aux écrasements de l'ordinaire ?

Ainsi, à partir des titres médiatiques qui ont suivi le 7 janvier en français, Carambolingue a tenté différentes contraintes de transformation et de réinterprétation à partir d'autres langues...

Par exemple, à partir du titre du kiosque du monde, daté du 19 janvier "comment lutter contre l'islam radical ?", prenons le terme qui paraît central, lutter, faisons-lui subir un V/2, gardons-en alors "lut" et découvrons qu'en tagalog, cela parle apparemment de couches... Ainsi, d'un présupposé guerrier (lutter), on passe à une idée de soins, d'aide à la continence... Peut donner de nouvelles perspectives... huwag i hindi ?

Philippe Sahuc Saüc

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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 16:25

After long smog period, could it be anything else than shouting for white ?

Espérons que les ennuis techniques qui ont laissé ce blog opaque pendant plus de deux mois sont définitivement dissipés ! Espérons que vous serez plus nombreux à en être réjouis que vous n'avez été nombreux à vous en inquiéter...

Et puisque les saisons initiales se fêtent avec les poètes, voici plusieurs échantillons qui pourraient convenir...

Cela s'est passé à Albi mais le verbe latin disponible pour s'associer à la couleur blanche n'est pas albire mais albare, qui pourrait nous faire albamus au présent de l'indicatif mais nous fait albemus en un subjonctif invocateur, qui fait écho à l'habemus papam des soirs de fumées blanches, sauf que les 19 et 20 mars à l'université d'Albi, les références étaient plutôt oulipiennes que surréalistes, point de pape donc...

Mais des conjugaisons, en voici et en grec, remontant au verbe source du mot poésie...

https://youtu.be/MHr2Z_72k3M

pourCarambolchampollion3

Prima de devrait-il pas être primam, si cette première est la chose à blanchir ? Mais voilà, Carambolingue, malgré ses deux mois et kreup kreup (qu'on veuille entendre là une onomatopée fulminatoire et non l'habituel passé sous silence des wolofs) de silence, n'a pas perdu l'habitude de faire se croiser les langues et prima est ici le printemps de la langue occitane associé au verbe latin !

D'ailleurs, à propos de croiser les langues (dans ce qui suit, mandinkan et vieil islandais) :

https://youtu.be/ZUthsCY2PXY

pourCarambolchampollion2

Aussi, découvrant tout cela, vous dites-vous toujours que Carambolingue est resté assis tout ce temps d'absence de son blog ? Ultime preuve, les Assis, au moins en langue rimbaldienne, au moins ce 20 mars 2015, c'étaient les autres. Appréciez toutefois les couleurs et les pointes de corps qu'il vous offrent ci-après, en toute liberté de langue...

https://youtu.be/ebszpNKhqIY

pourCarambolChampollion1

Florilège au fil de ces trois vidéos qui soit comme une préfiguration d'horizon pour les temps à venir : yellow, azul, caboche en silence ou en Fiolnir... amen !

Philippe Sahuc Saüc

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