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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 20:18

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Could it be falling from a pine ? So southern that it would be al pine ?

De bribe de fil en aiguille de langue, il s'agirait bel et bien d'une chanson alpine...

https://youtu.be/_8Emb9Kat6w

Ce sont en tout cas les bribes livrées par Alessandro Perissinotto dans son roman La chanson de Colombano (2000, traduction en français de Patrick Vighetti, La fosse aux ours, 2002 -que j'ai découvert grâce à Joël Norbert Toreau)...

E se sarà na fija la mariderem, e se sarà na fija la mariderem...

...on retrouve la conditionnelle occitane, et sans doute franco-provençale, le futur de marier aussi, à une lettre près. C'est la fille qui ressemble ici étrangement à une figue, sauf à oublier que beaucoup de langues de l'Europe médiane traduisent le son mouillé (-ill- français, -lh- occitan) par -j-

E se sarà un fij preive lo farem...

...encore plus proche d'un franco-provençal qui aurait gardé sa parenté avec l'occitan, même pour le futur de faire, le mot étrange étant le prêtre où, à une lettre près, le français verrait une preuve...

Sun tre giuvenin de scola, ch'a Tuluza völo andé.

...il faut se faire au -u- que le français rend par -ou- et l'occitan par -o-, au -z- et non au -s- entre deux voyelles, de ce fait reconnaître en Tuluza Tolosa/Toulouse et puis une façon bien italienne d'écrire jeune...

À j'an pià-je, j'àn ligà-je, an përzun a j'àn meinà.

...là, de quoi se perdre un peu, commencer à être attentif à ce qui paraît être l'équivalent du umlaut allemand, ce tréma qui change la prononciation de la voyelle alors qu'en français ou occitan, à part pour le -e-, il sert surtout à détacher...

...vöi scrive na litrinha... a l'àn fa-je përzunè...

...on reconnaît le verbe écrire, on aimerait savoir où cette langue contaminée situe la prononciation du -v-, sur un chemin qui peut aller du w au b...

J'è tre giuvinin de scola, tüti tre devo ampiché.

La façon de dire l'école serait donc un bon intermédiaire entre l'escola occitane et la scuola italienne, plus économe en lettres, même que la latin qui écrit schola !

Quand sun stait sül punto d'Tuluza, a j'àn vist túit trei pendeiéint.

À l'àn fait brüzé Tuluza, cun tüta la sua géint.

Vu de là-bas, Toulouse entière a donc brûlé !

De ce là-bas qui serait de fait un chemin de langues qu'on peut retracer sur un axe Grenoble-Turin et dans l'introduction du roman, Perissinotto dit lui-même qu'il y a eu des contaminations entre franco-provençal, piémontais et italien. Il finit par citer Costantino Nigra :

Yo no digo esta cancion sino a quiem conmigo va...

Et si je tentais de partager ainsi mon propre itinéraire des langues, allant du Cotentin à Tambacounda, avec celles et ceux qui cheminent avec moi en suivant ce blog Carambolingue, je pourrais faire ainsi :

C'est-y qu'il est allé au Cotentin !

Passage par l'occitan, à quelques dysgraphies près, et la prononciation des noms propres à la façon du français méridional

Sèt enquêt li a leu Coteŋtiŋ...

Par un pur jeu d'homophonie, il est question de soif, de recherche et le mot Cotentin s'est préparé à la nasalisation porteuse de sens dans certaines langues africaines... On est prêt au passage au mandinkan :

Mindoo niniŋ, Ly « Aleu » ko taŋ teŋ...

Cela pourrait vouloir dire qu'en matière de recherche de soif(s), un certain Ly (nom de famille Halpular qui compte beaucoup pour moi) surnommé « A leu » (parce qu'il aurait appris d'un ami occitan ce « à bientôt », comme tant de francophones à Toulouse savent au moins « adiusiatz » ?) dit qu'il y en a ainsi cent...

Et autant de chemins de langue, donc !

E se sarà un camin vòstre, se fara bon !

Philippe Sahuc Saüc

pour toute réaction, tout contact : helipsahuc@wanadoo.fr

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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 18:29

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Could Poland mean the Point Over land ? Which is necessarily a high mountain...

https://youtu.be/In9bdG5Ur0Q

La première compréhension du texte imprimé n'a pas permis de susciter un identique texte dit...

Understanding the global meaning of printed text did not allow to obtain a similar speech...

La différence vient apparemment de l'existence de deux verbes, en polonais comme en beaucoup de langues, pour traduire le français aimer...

pokochać [kochać], polubić [lubić]...

As in English, to like and to love in Polish :

pokochać [kochać], polubić [lubić] !

Curieusement, pour parler de l'amour de la vie en montagne, des polonais qui écrivent et une polonaise qui parle peuvent choisir des mots différents...

It is funny to notice that life in the mountains can be liked or loved, depending on the way of telling by printing Polish people or speaking Polish lady...

Qui découvre tout juste la langue polonaise, comme moi, ne peut s'empêcher de remarquer que -ach se prononce en polonais comme il se prononcerait en allemand.

Wie ein Bach...

Ce qui fait penser que pour distinguer le val et le mont, le bas et le haut, on oppose la rivière et le mont, soit :

Bach vs Berg ?

dans les Pyrénées centrales, ce qui s'écrit parfois sur les cartes bach est le bash (on dit ailleurs l'ubac) qui fait partie de la montagne, l'une des façons de nommer, dans la forme locale de l'occitan, le versant orienté au nord, autrement dit l'inverse de la solelha (on dit ailleurs la soulane ou encore l'adret)...

Tout de même, n'est-il pas indiscutable en toutes langues que :

Plus la montagne est haute, plus c'est beau ?

The higher the mountain is, the more beautiful it is ?

L'emploi de l'article en anglais pourrait faire penser à une compétition entre les montagnes... Pour être sacrée reine de beauté ?

Cuanto más la montaña es alta, más es bello ?

L'espagnol aurait-il à ce point le souci de la précision qu'il suggère non seulement un rapport d'ordre mais un rapport de quantité entre la hauteur et la beauté. S'il faut en arriver à l'amour, on peut difficilement être du côté du to love le passionné, plutôt to like...

Je mehr der Berg hoch ist, ist das desto mehr schön ?

En entamant avec un mot qui par ailleurs veut dire jamais, l'allemand semble mettre au défi... Moins haute que toi, tu meurs de désamour ?

O mais...

Le portugais, risquant de paraître emphatique à lecteur, lectrice francophone habitué-e à des « ô » d'apostrophe, ne fait que rejoindre là l'anglais avec l'usage de l'article...

Чем больше горы высоки, тем...

Le russe ajoute une conjonction, qui a toute chance d'être traduite en français par « que »...

Et nous fait inévitablement penser à :

Que la montagne est belle !... Oubliant de mesurer sa hauteur...

Ressaisissons-nous :

Je чем o cuanto the language est diverse, d'jà belle et plus si carambolingienne affinité (djebel étant tout de même la montagne en arabe...)

Philippe Sahuc Saüc

pour toute réaction, tout contact : helipsahuc@wanadoo.fr

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 22:48

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Imagine you have just opened this page as a window... Did you see any clouds ?

By the way, are there different kinds of cloud according to languages ?

https://youtu.be/tBhSUbuTVM0

Il y aurait donc plusieurs sortes de nuages aussi bien en langue thaï qu'en mandarin...

Django, dans sa langue manouche, serait parti du seul volka et en aurait fait tant de variations ?

Походите в Волге или в водке... Dans les deux cas, Volga ou vodka, de quoi alimenter les vapeurs...

Ah, l'amour des nuages, là-bas, les merveilleux nuages... Si loin qu'ils toucheraient par une langue venue de l'étranger ?

Ou bien toucheraient immédiatement les sens, au point que Bernard Chambaz (Seuil, 2008) a pu consacrer un livre aux nuages dans les arts visuels...

Véronèse y apparaît... Il pittor della vagheza !

Pour un lecteur ou une lectrice francophone, le genre trouble. En français, il peut tout aussi bien exister du vague qu'une vague... Il se trouve que le félinin (voilà un lapsus clavardi à conserver alors qu'il devait être question de féminin et d'Italie...) italien correspondrait plutôt au masculin français...

Chambaz taquine par ailleurs le Gaffiot, le vieux dictionnaire de latin, où il trouve que nubilericum est un hangar à abriter les moissons, nubilum un temps couvert, nubere un verbe concernant les femmes qui prennent le voile lors de la cérémonie du mariage (de là viendrait nubile).

Ainsi, lien entre nuage et vague d'un côté, voile de l'autre... Une marine !

Mais quels nuages sont suggérés par la façon la plus habituelle de les nommer dans les langues ?

kabo... celui-là est lourd et bienvenu à la fois, il annonce le début de la saison des pluies en langue mandinkan...

облако... presque pareil pour le russe ! Il est vrai que les orages de l'été continental ont à voir avec les débuts de l'hivernage...

Wolke... La matière, là, compte peu, mais on entend bien qu'elle est caisse de résonance pour le vent...

cloud... sa diphtongue laisse place aux miroitements du soleil à la frange des nuages...

nube, nuvola ? L'italien garde un jeu de césure et de traîne. Il me troublait encore plus lorsque j'apprenais à fredonner :

Là, fra la neve bianca !

Là, fra le nubi d'or

Etrange couple de la neige et du nuage, en français aussi aux troublantes assonances...

Est-ce aller chercher trop loin ?

Que voulez-vous, en mélangeant les langues, on comprend autrement la Wali de Catalani :

Ebben... Pur connecteur de conversation, notamment lorsqu'on la débute mal assuré...

Ne... C'est le moi du mandinkan, mieux encore du bamanan qui élide encore plus le nte en ne...

Andro... trop de grec ancien me fait prendre cela pour l'homme...

Lontana... tant pis, l'apparent féminin ne va pas m'arrêter là. Je serai aussi lointain que la neige et le nuage réunis...

Salutation de qui passe là-bas, parmi les merveilles nées je et nues d'âge !

Philippe Sahuc Saüc

pour toute réaction, tout contact : helipsahuc@wanadoo.fr

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 22:43

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As they seem to say in English, a bird name may come from a pea... think Peacock !

¿ El nombre de guisante puede proceder de nombre d'ave ? Por garbanzo, por ejemplo ?

https://youtu.be/Gmmm9d2ioQI

Les langues ont sûrement conservé des traces de la pensée analogique qui a régi les connexions cérébrales, pendant des siècles, dans une grande partie de l'Europe, de l'Asie, etc. (Par-delà nature et culture, Philippe Descola, Gallimard, 2005) et à laquelle on peut associer la théorie des signatures, faisant des liens de forme entre des états (notamment des maladies) et des plantes, des animaux, etc.

La signature ?

L'assignatura ?

Ferait-elle encore foi en Catalogne, où l'on peut trouver des programmes universitaires débutant ainsi :

« Progamació curs

Nom de l'assignatura : geografia de la muntanya... » ?

Mais ce serait ignorer qu'en Catalogne, assignatura signifie plutôt matière...

Se pòt pas fa de ligam de la matéria a ma terida ? (on peut bien avoir une affection toute personnelle pour le bruant, sans que d'autres s'en fassent les gorges portées au rouge...)

Eh bien oui, on peut accorder à cette façon de nommer d'après (comme le pois chiche chinois est nommé d'après l'aigle) la vertu de créer des liens entre des règnes par ailleurs bien isolés les uns des autres, sauf aventure de dent d'un côté, d'urticaire de l'autre...

Remercions donc les langues qui font de tels liens :

iniŋ bara Mandinkan sandiŋ kuña... puisque le lièvre (à petites oreilles là-bas) y est fils de l'an (de la révolution ?) !

Danke schön Deutsche Sprache für Schildkröt... s'il est vrai que la tortue peut ainsi se rapprocher du crapaud !

Спасибо Руссская язык за цветок... puisque la fleur y est, dans tous les cas, une petite couleur !

iniŋ bara Mandinkan jambakero kuña... puisque la couleur verte nous rappelle toujours qu'elle est couleur de feuille crue !

Grazie Italiano per la cavaletta... puisque la sauterelle y fait un saut vers le règne du cheval !

Merci alors à Ἑλληνικός d'avoir donné à d'autres langues le lien entre cheval et hippocampe, voire cheval et hippopotame...

Si vous connaissez d'autres langues à remercier ainsi, veuillez le suggérer à Carambolingue...

E ligam... magie L., magie langues !

Philippe Sahuc Saüc

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 17:33

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May languages travel or just make speakers and listeners travel ?

Idiomobile serait l'idiome voyageur par excellence ?

Pas loin d'un mot qu'emploient certaines personnes du peuple des « Voyageurs »...

https://youtu.be/o9iE-0hW9Vg

Comment attribuer un genre à ce « itombila » qu'on entend là ? Cela rappelle qu'automobile, dans son emploi en français, aurait oscillé entre masculin et féminin jusque vers le milieu du vingtième siècle comme le suggère le Centre national des ressources textuelles et lexicales.

Mès qu'un camin sens comptar la berlina !

S'il est vrai que :

a merry companion on the road is a music in a journey...

Il faut reconnaître aussi que le nom du véhicule change quelque chose à la musicalité...

« automobile », à la française, n'est pas loin de la régularité de « locomotive »...

itombila : gail Django ?

Bon, je me hasarde là à faire de la syntaxe et sans doute à mélanger des mots de gitan et de manouche. Or, le site Michtooulahainecrescendo.unblog.fr dit que cela se fait de toutes façons aujourd'hui au sein du ou des peuples des « Voyageurs »...

Mais, au fait, comment le moteur du voyage change-t-il le mot ? Le jeu de construction de la langue française ne semble avoir prévu que : automobile, hippomobile...

aeromobile (e donna anche ?) ne più per la lingua italiana ?

Et dans les passages d'une langue à l'autre, trouve-t-on la diversité de ce qu'a recensé Javier Nunez Moscoso pour le tout simplement « mobile » : telefono celular, cell phone, téléphone portable, natel (appelé ainsi en Suisse) ?

Il semble que ce soit plutôt dans les noms particuliers donnés aux modèles d'automobile que les rencontres des langues sont parfois compliquées. Le site http://www.advertisingtimes.fr/2012/09/les-25-plus-mauvaises-traductions.html a recensé nombre de problèmes notamment dans les traductions du japonais vers les langues scandinaves ou ibères, où systématiquement quelque chose de sexuel semble visé. Mais la dynamique du commerce des chars ne va-t-elle pas de pair avec celle des désirs ?

La poétesse Hélène Carré pourrait dire ici prudemment : pour ne pas toucher au gré, parlons seulement de grès...

Hélas, Carambolingue n'a pas de sculpture d'auto à vous montrer... qui n'aurait été que calc'art ?

Comme vous savez, Carambolingue se contente, mais en toutes langues du monde, et, d'ailleurs, le plus possible vous y invite : mots art !

Philippe Sahuc Saüc

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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 18:32
Dom Zi om

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How could home language be off-side, playing with « dom » and « zom » ?

https://youtu.be/vIdQTlxrCKE

pour DomAuLongFaubourg

https://youtu.be/G0hCEswxgN4

pourDomWolof

https://youtu.be/QdsSsO6zI8o

pourDomRusse

https://youtu.be/vMXNm0Ax5nI

pourDɘmArabeRectifié

On peut donc jouer avec dom/Dɘm/dôme !

La langue étant en palais, on peut dire qu'elle est en dôme...

Mais elle est aussi maternelle et pourrait faire dire en wolof, en parodiant la chanson de Youssou Ndour où c'est l'enfant qui se fait reconnaître de sa mère :

Woo sama dom ki se yaye le !

Et ainsi, le sang pour sang chanté en français deviendrait en arabe :

مُقابِلدماء

دماء

à condition de considérer comme musicales toutes erreurs, déformations et licences grammaticales...

A ne fredonner donc qu'à huis clos ?

Comme qui dirait en russe : дом, дом, дом, дом...

… où certains, certaines auront peut-être lu zom, zom, zom... (et pas züm züm, ce que ferait l'abeille en hongrois !)

Parce qu'on aurait dans la tête le чернозём, cette contraction du mot terre et de l'adjectif noir...

Pour être optimiste, alors qu'on est un peu fatigué, ne prônerait-on pas une terre-maison ?

домзём

Une terre habitable ou une habitation aussi harmonieuse que la terre ?

Où l'on parlerait le заумь ou заумный язык ? Cela nous mènerait-il sur le chemin du la poésie des futuristes russes ? Si l'on en croit Elena Galtsova, dans les Cahiers de narratologie de 2013, numéro 24, la conception futuriste est à considérer au niveau macro...

Hélas, nous-mêmes n'avons su travailler les zhomes qu'en micro, preuve en est l'image ci-jointe...

Apparemment taillée au scanner à l'aide du nombre d'or ! (qui laisse imaginer un mot sans fin dont le m terminerait « zhom » tout en initiant « microzhom », etc.)

Si tout cela vous a intéressés, Carambolingiens, Carambolingiennes, alors laissez vous tenter par l'invitation suivante :

https://youtu.be/Mru1U93E2Hk

Ite, domus est

Philippe Sahuc Saüc

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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 18:20
Tzeltal Tzotzil

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first exercice : put every z and every l in the right place...

Bienvenue aux langues ergatives, telles les langues maya dont tzeltal et tzotzil....

Etre sujet d'un verbe transitif et être sujet d'un verbe intransitif s'y marquent par des cas grammaticalement différents. C'est aussi le cas en basque, en kurde, etc.

Ainsi, dans les phrases « le coq a un ergot » et « le coq montre l'ergot », pour une langue ergative, le coq n'a pas la même fonction grammaticale...

Quant à la poule, eh bien...

https://youtu.be/N2gcNCr2GMw

Du reste, quand on dessine la phrase « la poule picore », dessine-t-on la terminaison du bec de la même façon que quand on dessine « la poule picore du maïs » ? A vrai dire, on a dans le second cas envie de porter attention à ces grains dont le destin va être bouleversé par l'action de la poule...

Car il est aussi question du maïs, cette plante qui a un nom différent dans presque chaque langue...

tel... tal... Corn !

Cette plante qu'ornent des filaments roux pointus certes mais trop mous pour faire corne...

De là mon grand-père m'appelait gamba de mil, autant dire que mes jambes n'étaient pas plus épaisses que lesdits filaments...

кукуруза...

Entendant Coucou roux za, on est passé à un autre oiseau que la poule croqueuse de maïs...

Le voyage à travers le genre animal continue avec le nom italien...

Granturco...

Entendu de l'autre côté de la Méditerranée et même du Sahara, cela pourrait être compris comme :

Grand ! Tura ko...

On prévient quelqu'un, plutôt un homme qu'on qualifie courtoisement de grand, qu'un taureau est en train de parler...

On passage on aurait pu remarquer que petit, en tzeltal, est pareil que petit, en wolof, soit tut... Ainsi il y a à Saint-Louis une petite île, appelée de ce fait Ndar tut...

Mais repassons de l'autre côté de la Méditerranée pour finir le voyage et même juste au bord de l'Espagne, au centre de ces montagnes où l'on appelle la plante Granaple...

Certains vous diront que l'on désigne ainsi le sarrasin, d'autres vous diront que c'est plutôt une façon de dire grain de blé (« grain de plé » pourrait-on entendre du côté de Rapastens...), alors qu'on peut avoir tellement de plaisir à y reconnaître le grain de Naples...

Trop de grains, tout ça ?

Qui vit sans grain n'est pas si sage qu'il croit ! (Foucault confirmant sur ce point La Roche...)

Vous souhaitant donc de trouver place dans la farandole maïs-magi-mage-sage !

Philippe Sahuc Saüc

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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 15:40
Homophonie à 135°

Such a gap and, however, such a dub !

N'est-ce pas là un genre de primesaut, comme l'écrit Pierre Bergougnioux (Ecrire, pourquoi ? Textes collectés par Catherine Flohic, éditions Argol, 2005) alors que je connaissais jusque là que l'adjectif primesautier, primesautière ? (nous avons trouvé le substantif, tantôt de placer tôt ou tard le verbe...)

Il y a bien 135° d'écart en longitude entre Baïona et Nagoya et pourtant existe la convergence suivante, expliquée par une japonaise s'exprimant en occitan...

https://youtu.be/myVJQy27b7E

Se voletz prenèr l'encaminanent de l'enamorament de Sano Naoko per aquela lenga de trobairitz, aici lo libre qu'as escrich...

Montré à vous en forme de vignette, terme désignant bien à l'origine une image entourée d'entrelacs de petite vigne...

Mais revenons au sens de Hori bakarrik da, pour l'écrire façon euskara...

Au fait, comment le traduirait-on en français ?

Minimaliste : Ce n'est que ça. C'est seulement ça.

Pointilleux : Ceci n'est que cela....

Il y a alors possibilité de confusion homophonique avec une remarque musicale : ce si n'est que ce la...

This B is only that A...

This be is only that hay ?

Hamlet aurait donc tort de faire tant de foin ? (à condition de se doper au H et supprimer le to...)

Mais, après tout, faisons un primesaut vers le sud...

La latitude moyenne entre Bayonne est Nagoya est de 39° (43° pour l'une et 35° pour l'autre).

D'un primesaut de 25° vers le sud, on arrive à Tambacounda...

La même phrase a toute chance d'y être entendue : Hore bakari da (c'est d'ailleurs ainsi que j'entends la phrase de Sano Naoko).

En soninke, elle attribuerait quelque chose (da est un attributif, un doute persiste quant à sa position dans la phrase...) à un certain Bakari (prénom répandu) qui serait de plus de lignée guerrière (hore).

Pour le coup, l'énonciation n'est pas restrictive, rien de « que », de « seulement » là...

Ce las au nord est bien un sire au sud !

Carambolingiens, Carambolingiennes, si l'hic nous lasse, primesautons !

Philippe Sahuc Saüc

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26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 09:48
L'angle de bois

Suis l'eau... sweet boat...

https://youtu.be/PynxCl6_HxE

Le cheminement est laborieux, n'est-ce pas ? J'essaie d'abord de faire reconnaître à mon interlocuteur, dont c'est la langue maternelle (il éprouvera le besoin de préciser qu'il vient de l'ouest de la Chine mais n'est pas porteur de l'accent qu'on associe habituellement à cette région), deux mots de langue mandarin par une prononciation sans doute approximative, ignorant notamment le ton. Il faut dire que j'ai fait une recherche sommaire sur internet, ce qui a un effet sur le second mot trouvé, pour dire barque, chuán et non zhōu alors que l'expression que je voulais retrouver (découverte dans L'Empire du sens, Joël Bellassen & Chen Dehong, éditions You Feng, CNDP-CRDP, 2011) comportait ce deuxième mot pour désigner l'objet flottant créé de main d'homme pour son transport sur l'eau...

J'ai dû embrouiller encore plus mon interlocuteur en substituant au sens de l'expression le sens d'une expression existant en plusieurs langues africaines et évoquant le fait qu'aussi longtemps qu'il flotterait sur le fleuve, le bois mort ne serait jamais caïman. Il m'avait semblé, à première vue que l'expression chinoise et l'expression africaine étaient porteuses de sens opposés, l'une parlant certes de nature (caïman) et l'autre de culture (barque)...

Mais il faut se rendre à l'évidence, les deux parlent d'irréversibilité...

Elles partent toutes deux de cette matière, le bois, qui n'est pas masculine dans toutes les langues, tel l'occitan qui, de plus, fait la différence entre matière à brûler et matière à construire...

lenha per huèc... fusta per barca !

L'idéogramme chinois du bois a inspiré le dessin de gauche...

Est-il concevable qu'au prix d'une légère transformation (Ah ! la culture...), il devienne le dessin de droite ?...

Mais pourquoi encombrer l'eau de ce bois, ces barques, ces crocodiles ?

On pourrait se contenter d'y contempler le bleu...

Ainsi fait Caroline-Christa Bernard et elle le chante... http://thebergerie.net/

Elle nous laisse nous demander si le bleu mène aux brebis comme le bois aux caïmans...

En ces temps printaniers qui peuvent être chagrins, je me contenterai de vous demander doucement, chers carambolingiens, chères carambolingiennes :

un coup de mou ? Un coup de blue ?

Philippe Sahuc Saüc

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 17:38

I wish that never comes again time which makes out of fairy witch...

https://youtu.be/GUmgF-invuY

Il est retracé, ici en catalan, l'histoire de ces figures féminines, libres, porteuses de secrets, particulièrement proches du monde et des êtres de la forêt. Elles furent d'abord assimilées à ce qu'on peut appeler les fées, puis vint une autre société marquée par l'ordre capitaliste et les mêmes figures féminines devinrent alors les sorcières et celles qui les incarnaient promises au bûcher...

Pour restaurer leur parole, faut-il se faire leur écho..

Laino guztien azpitik, sasi guztien gainetik ?

Est-ce alors magie des sorcières ou de la langue euskara si le brouillard, se disant « layno » y prend de la résonance au cœur de l'indicible et si la ronce, se prononçant « shashi » y prend un velouté inattendu ? En tout cas, il se dit en Pays basque que les sorcières, sorginak, évoquent le dessous de tous les brouillards (nuages) et le dessus de toutes les ronces...

D'enthousiasme, offrons-leur une de ces marques de révérence dont on a beaucoup gratifié la Vierge Marie en ces temps où on allait commencer à brûler les sorcières. Offrons-leur la première strophe de ce qui pourrait être une palinodie et tant qu'à faire en langue hérétique, en langue occitane :

Temps de mau t'as volgut nommar bruèisha

E daissar sus la terra lo tròç nèr

Abans la flama èra meteisha

Sens un matin d'aprèp foguèt lo ser

Que congrear farguèt la lei de fèr

Per la madona capitalista

Cada lòc cal escriure sa lista

De las que cantavan pinquirineu

Que valía per pichons l'albada

Autanplan bona coma al prats la neu

Aquò èra dona de la fada A qui veut et dans quelque langue que ce soit

les quatre autres strophes !

Même sans comprendre la langue occitane, on peut trouver là l'écho des mots de sa cousine catalane où sorcière se dit bruixa (bruèisha ou même brusha en occitan), fée également fada, noir negre (comme en occitan mais où cela peut aussi se dire nèr, ce qui aide au décasyllabe), pareille mateixa (meteisha dans certaines formes de l'occitan), soir certes se dit plutôt vespre ou tarda, fer ne s'abrègerait pas comme ça, se dirait ferro mais compliquerait ainsi le vers, capitalista n'est même pas dans le fond de ces langues où tant ont rêvé d'un autre mode d'échanger, liste y double son initiale en llista, pinquirineu étant onomatopée du cri d'appel des fées à leurs enfants peut rester tel dans les deux langues, l'aubade y est bien l'albada, la neige est la neu et la fée la fada.

Mais voilà, nous avons bien dit palinodie et renversement (des valeurs féminines)...

palinodie... eidon i lap !

le site https://sites.google.com/site/etymologielatingrec/home indique qu'une racine du sanskrit « vid » signifiant « connaître le sens », a donné ειδον en grec, dont le dictionnaire de Bailly rapproche le sens de voir, se montrer, paraître, être informé, instruit.

En anglais lap est le tour et si le i veut bien par contamination d' ειδον se faire y et donc liaison espagnole, une palinodie qui ne se prendrait pas au sérieux et se laisserait renverser suggèrerait que les créatures célébrées avaient bien des secrets et plus d'un tour dans leur sac...

Vous le souhaitant pour conclure :

Laino guztien azpitik, sasi guztien gainetik, ειδον y lap !

Philippe Sahuc Saüc

pour toute réaction, tout contact : helipsahuc@wanadoo.fr

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