Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 21:39

Could really such a title as menwiwi come from English ?

Les hommes disant oui-oui sont bel et bien les Français en Nouvelle-Calédonie, apparemment sur une suggestion d'anglais, premiers arrivés d'Europe là-bas...

Des français y sont restés... est-ce pour autant qu'une bouche française a toute facilité pour tous les sons d'une des langues de ces terres entourées d'eau, le drehu/lifou ?

http://youtu.be/swW8VW4VrU4

Il s'agit de ce son noté en phonétique comme un d dont la barre descend sous la ligne d'écriture et forme un crochet vers la droite et transcrit, selon l'Académie des langues kanak par : dr.

L'ouvrage co-édité par cette académie, l'INALCO et la Bibliothèque du Centre Pompidou qualifie cette lettre de « sonore » et l'estime sans équivalent dans les sons des langues française, anglaise et espagnole réunies.

Autant dire qu'une première découverte de cette langue offre très vite de la nouveauté. Il est toutefois vrai qu'elle n'est pas sans lien avec les langues d'Europe puisque la croix s'y dit kuruse (qui aurait à voir avec cross) et que la baleine peut s'y dire wela (qui aurait à voir avec whale) mais aussi : siewej.

Dès lors qu'on apprend qu'il y a plusieurs duels et qu'une différence est à faire entre un nous inclusif et un nous exclusif, on aurait bien envie d'approfondir...

Mais Carambolingue est là pour détecter et favoriser les rencontres entre langues...

Voilà donc deux occasions :

1) retour sur cette façon de nommer les français à leur façon de dire oui, sachant que la langue française est elle-même dite qene wiwi... Cela fait bel et bien penser qu'au sein même de l'Hexagone, on eut jadis l'idée de nommer au moins deux langues par leurs façons de dire oui, langue d'oil et langue d'oc...

2) par ailleurs, un début de numération apprend que trois se dit köni et que d'après les règles de prononciation supposées il a un homophone dans la langue hongroise, könny qui veut dire larme...

Là, l'imaginaire cher à la patalinguistique aurait beau jeu de prétendre que le chiffre trois associé au triangle et donc au triangle amoureux marque bien le seuil où les relations deviennent piquantes, piquantes jusqu'à en pleurer !

De là, venons-en à une histoire de château, introduite par le fait que Замок est, en russe, aussi bien le château que la serrure, d'où l'évocation subreptice de la ceinture de chasteté qui, en bien des châteaux, fut censée éviter la possibilité de tout triangle amoureux...

Un concours de circonstances nous a mis entre les mains le guide du château de Chenonceaux à la fois en russe et en tchèque, occasion de comparer deux langues slaves à propos de château et de ce qui l'entoure...

Le jardin ! Il est bien сад en russe et zahrada, apparent dérivé, en tchèque. Mais, alors qu'on trouve un pur diminutif de ce nom pour évoquer le jardin des enfants en tchèque, Dĕtská zahrádka, le nom russe qui désigne l'endroit ne vient pas du mot désignant le jardin mais plutôt de celui qui désigne la place, avec aussi l'emploi d'un diminutif : площадка для игр (littéralement la petite place pour jouer).

Autre bizarrerie de traduction comparée, liée au départ à une bizarrerie de formulation en langue française : potager des fleurs ! Le terme tchèque paraît rétablir la notion de jardin, zahrada, alors que le russe nous exhibe un огород... qui serait effectivement le potager !

Площадка se retrouve pour désigner l'aire de pique-nique (pour lequel aussi bien le russe que le tchèque ont des mots qui ressemblent à ceux du français et de l'anglais, piknik/пикник...) alors que le tchèque emploie místo, qui serait la place, l'endroit, sans diminutif particulier...

Que vous souhaiter de plus ? Le dessert ? Блинная ?

Ah, peut-être préférez-vous kreperie...

Philippe Sahuc Saüc

Partager cet article

Published by carambolingue
commenter cet article
25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 18:36

P { margin-bottom: 0.21cm; }A:link { } How could a travel be... trapa-vel ?

L'alliage d'anglais et d'occitan suggère ici que le voyage pourrait être prise de voile... Bon vent !

https://youtu.be/_yAN-1mOUUs

On a tellement parlé, en Europe, de voyage initiatique !...

Verändernde Reise ? Le voyage qui transforme...

Emozionante viaggio ? Un voyage procurant de l'exaltation comme forme suprême de l'émotion ?

Viagem de descoberta ? Un voyage propre à faire faire des découvertes...

… dans la mesure où il est le premier !

Alors, bien sûr, autant souhaiter bon voyage...

La façon la plus entraînante étant peut-être la façon roumaine : drum bun !... où il s'avère que drum serait plutôt le support du voyage, la route, que le mouvement proprement dit...

Or, souhaiter bonne route ne revient sans doute pas à souhaiter bon voyage !

Dans la performance Migra'sons (https://youtu.be/-snvgUy6A0w pour en découvrir l'amorce), il est proposé un monument aux migrants, sur lequel on écrirait DEKO (déco ?) ou encore деко, qui pourrait être l'acronyme de далико (loin) еxaть (aller, en utilisant un véhicule, car le russe n'emploie pas le même verbe selon qu'il s'agit d'aller à pied ou avec un véhicule...) красив (joli) очень (très).

On aimerait que cela puisse être vrai aussi pour les voyages des migrants !...

Il s'agit bien de voyage, en langue mandinkan où le voyage se dit en ajoutant un suffixe au verbe aller :

taa... taamo...

Pour parler du grand départ, on revient au verbe aller, substantivé (comme en français où on parle de l'aller et du retour) et on ajoute un terme qui signifie premier :

taa folo...

La migration serait donc le premier aller...

Mais il faut savoir que folo peut prendre un sens fort, lorsqu'il est associé à diŋ (l'enfant) par exemple...

diŋ folo : l'aîné-e parmi les enfants d'une femme.

Dionfolo est un prénom au Sénégal, (peut-être ailleurs) à l'origine plus mystérieuse puisque dion/jon est habituellement l'esclave...

On sait les questions que pose l'accueil dans les pays d'arrivée des migrations...

Mais au point de départ, accompagne-t-on les primiterfacs ?

Après tout, pourquoi ne pas créer le mot primiterfac ou primiterface (mais le premier ne sonne-t-il pas mieux ?) à l'instar de primipare (venant de primus,a signifiant premier/ère et de parere signifiant enfanter) ? Cela fait remarquer au passage qu'en latin on n'aurait pas un verbe compact pour dire voyager mais l'expression composée iter facere, autrement dit faire le voyage...

Reprenons donc la question, resituée en contexte de départ migratoire... accompagne-t-on qui part ?

Or, en Afrique de l'ouest on fait toujours un peu de route avec qui part en voyage, quel que soit l'ampleur du voyage, c'est même là-bas une élémentaire politesse...

Dans le français qui est parlé là-bas, on dit « pousser ».

En fait il a fallu trouver une traduction pour les termes spécifiques qui existent dans les langues d'Afrique de l'ouest, termes faisant le pendant à ceux qui signifient l'accueil à l'arrivée...

En mandinkan : dandannna...

C'est ainsi ce que l'on fait avec une mariée qui doit quitter son village, au point que dandanna est quasiment une formule métonymique pour désigner le mariage en mandinkan...

Ah, puissent un jour les migrants vivre le départ vers les pays qu'ils visent comme une sorte de mariage !

Philippe Sahuc Saüc

pour toute réaction, tout contact : helipsahuc@wanadoo.fr

Partager cet article

Published by carambolingue
commenter cet article
19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 17:07

P { margin-bottom: 0.21cm; }A:link { } How could grass be herb ? Brrrreh... should we be afraid by German Ssarg ?

Venite piuttosto nel mio giardino...

http://youtu.be/YNnS1CkzJbQ

… plante aromatique ou herbe aromatique... est-ce toujours aussi simple ?

Dire « herbe » dans les Pyrénées centrales, c'est directement parler de foin :

Cal qu'hèr er'èrba !

… ailleurs, c'est automatiquement entendu comme celle à fumer...

… qui est alors aussi beuh, eh beh !

mais alors her... Herr Ba ?

Imaginer un homme grandi avec la langue pulaar et qui aurait voyagé... batané (terme entendu en Ariège pour signifier aller en tous sens à la recherche de quelque chose), et finalement botanisé à l'université Goethe jusqu'à la distinction d'être appelé Herr Ba !

Ené modi né fewi !

Botanique, potager ou de simples, nous voici revenus à l'idée du jardin...

… et aux subtilités de langue des vallées pyrénéennes :

cortius (qui viendrait du latin curtis, venant du plus ancien latin cohors, cet enclos contenant la cohorte miliatire...) òrt (venant directement du latin hortus, le jardin), casau, acasament (deux mots faisant du jardin le complément direct de la maison).

En Wulli, ancien petit royaume du Sénégal où la langue véhiculaire est le mandinkan, existait nako... Pourquoi a-t-on inventé ce zardiŋ, par influence apparente la langue française ? On n'y cultiverait plus tout à fait la même chose ? Plus tout à fait de la même façon ? Le jardin ne serait plus tout à fait lui-même quand ce qui y pousse ou la façon dont on fait pousser changent ?

Que penser alors de l'expression : l'herbe est plus verte ailleurs ?

Tornant al èrba, se sem en òrt, parlam d'èrbas romaticas...

… Mais aussi médicinales...

Ainsi, la légendaire achillée millefeuilles, qui tiendrait son surnom d'herbe au soldat et s'appellerait en occitan enrelhadura, de l'idée qu'elle prévient les blessures (sauf à l'endroit qu'elle ne touche pas, comme le talon d'Achille...).

l'herbe aux sorcière pourrait être le nom derrière lequel se cache la verveine ?

La rue, l'herbe à la belle-fille (peut-être en raison de ses propriétés abortives), est en allemand Gartenraute (ou revient l'idée de jardin) ou Weinkraut (Weink pour dire quoi ?), est en finnois Tuoksuruuta (tuoksu étant l'odeur dans cette langue).

L'herbe aux gueux est le nom qui doit rester clandestin de la clématite, pour que les mendiants qui s'en frottent la peau puissent conserver une mine faussement pitoyable.

Et l'absinthe ? herbe aux vierges (mais aussi herbe sainte), Fehér üröm en hongrois -de fehér qui voudrait y dire blanc (d'où possiblement toubab) -alors que üröm suffirait à désigner l'absinthe... paradoxalement Old Woman en anglais et pourtant toujours herbe aux vierges !

L'armoise est, elle, l'herbe aux cent goûts ou encore, par excellence, Herbe de la Saint-Jean ou encore Ceinture de saint Jean... En estonien, Puju harilik -de puju qui suffirait à y dire armoise et harilik qui peut se traduire par habituel, dans un sens qui nous étonne ici alors que „commun” pourrait rester plus botanique... on retrouve, en hongrois, üröm qui désigne l'absinthe associé à fekete qui veut dire noir-e... en hongrois, l'armoise serait donc l'absinthe noire et, pour ne pas se tromper, l'absinthe serait systématiquement qualifiée de blanche !

Mais revenons à l'aromatique de la vidéo de départ...

La sauge est dite parfois herbe sacrée. Szalwia est la sauge en polonais qui y associe lekarska, terme qui n'a rien à voir avec la couleur (pour qui serait attiré par le λευκος grec) mais plutôt le caractère médicinal, ce que traduit le terme latin officinalis... Non, cette sauge est plus officinale qu'officielle !

Tiens, la menthe pourrait être anglaise ou noble pour les Allemands (Englische Minze, Edelminze...).

En français, le basilic peut être chinois et en polonais un genre de marjolaine (pospolita)...

Le romarin, lui, peut être en grec Διοσμαρινι (ce qui le rapproche de rosmarino) ou Δενδρολιβανο, ce qui l'assimilerait à un arbre à encens, tandis qu'en anglais, étant Old Man, n'est-il pas le pendant de l'absinthe ?

Ce qui m'amène à vous souhaiter, respectant une possible pluralité :

trapa l'èrba soleta !... Trouve l'herbe soeurette !

Philippe Sahuc Saüc

pour toute réaction, tout contact : helipsahuc@wanadoo.fr

Partager cet article

Published by carambolingue
commenter cet article
12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 17:18

Hidden cicada... Cicada because it could be the past feminine participle of a roman verb (could be Castilian, could be Occitan) which could mean (patalinguistic hypothesis) : whose throat has been put on the quiet by the heat...

Sans prétendre ci-avant au féminin et vous prévenant que toute recherche de son sera vaine :

http://youtu.be/xyNWzKglFhE

...une bouche articule tout de même de quoi dire le « très chaud », voire le « trop chaud » en mandarin et la « canicule » en mandinkan...

Lenga d'escala o lenga de paraula causida ?

Certaines langues exprimeraient une graduation, d'autres auraient un mot particulier, telle la française, telle aussi la langue mandinkan.

Quando potest canicula ?

La réponse serait donnée par la présence dans le ciel de l'étoile Sirius, qui serait aussi Canicula, la petite chienne (bien qu'étoile de la constellation du Grand chien) soit du 24 juillet au 24 août. Ce serait là la période de canicule potentielle.

Pour parler de canicule, la langue anglaise qualifie la forme de chaleur, la supposant roussissante ou calcinante...

scorching heat !

La langue allemande s'attache à des effets moins directs (en tout cas moins visuels) puisqu'elle emploie un qualificatif qui peut vouloir dire qu'elle couve mais aussi qu'elle accable...

Brütende Hitze !

Et, donc, comme la française, la langue mandinkan a un mot particulier, qu'on peut juger soit trompeur soit compensateur pour parler de la chaleur en grande quantité, qui n'est certes peut-être pas en cela l'équivalent total de la canicule où se mêle l'idée qu'il fait très chaud le jour et aussi la nuit...

funtano !

Ce mot est l'homophone d'un mot occitan, fontana, proche de font, la source, et désignant, lui, plutôt la fontaine. D'ordinaire, la fontaine évoquerait plutôt la fraîcheur. Certes la grande chaleur porte vers la fraîche fontaine, cet élément absent des paysages de l'Afrique noire mais qui pourrait exister quelque part dans l'imaginaire des langues là-bas aussi (veut croire le patalinguiste...)...

Or, beaucoup de langues ne disent-elles pas vague de chaleur plutôt que canicule comme si l'évocation de ce qui, océanique, est frais à la peau avait des chances de tempérer un peu l'évocation de la chaleur accablante ?

Vague... Волна...

Vol n'a rien qui vous soit impossible (et ce, vers les cieux que vous voulez...) !

Philippe Sahuc Saüc

pour toute réaction, tout contact : helipsahuc@wanadoo.fr

Partager cet article

Published by carambolingue
commenter cet article
27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 20:18

Version:1.0 StartHTML:0000000167 EndHTML:0000007053 StartFragment:0000000481 EndFragment:0000007037 P { margin-bottom: 0.21cm; }A:link { }

Could it be falling from a pine ? So southern that it would be al pine ?

De bribe de fil en aiguille de langue, il s'agirait bel et bien d'une chanson alpine...

https://youtu.be/_8Emb9Kat6w

Ce sont en tout cas les bribes livrées par Alessandro Perissinotto dans son roman La chanson de Colombano (2000, traduction en français de Patrick Vighetti, La fosse aux ours, 2002 -que j'ai découvert grâce à Joël Norbert Toreau)...

E se sarà na fija la mariderem, e se sarà na fija la mariderem...

...on retrouve la conditionnelle occitane, et sans doute franco-provençale, le futur de marier aussi, à une lettre près. C'est la fille qui ressemble ici étrangement à une figue, sauf à oublier que beaucoup de langues de l'Europe médiane traduisent le son mouillé (-ill- français, -lh- occitan) par -j-

E se sarà un fij preive lo farem...

...encore plus proche d'un franco-provençal qui aurait gardé sa parenté avec l'occitan, même pour le futur de faire, le mot étrange étant le prêtre où, à une lettre près, le français verrait une preuve...

Sun tre giuvenin de scola, ch'a Tuluza völo andé.

...il faut se faire au -u- que le français rend par -ou- et l'occitan par -o-, au -z- et non au -s- entre deux voyelles, de ce fait reconnaître en Tuluza Tolosa/Toulouse et puis une façon bien italienne d'écrire jeune...

À j'an pià-je, j'àn ligà-je, an përzun a j'àn meinà.

...là, de quoi se perdre un peu, commencer à être attentif à ce qui paraît être l'équivalent du umlaut allemand, ce tréma qui change la prononciation de la voyelle alors qu'en français ou occitan, à part pour le -e-, il sert surtout à détacher...

...vöi scrive na litrinha... a l'àn fa-je përzunè...

...on reconnaît le verbe écrire, on aimerait savoir où cette langue contaminée situe la prononciation du -v-, sur un chemin qui peut aller du w au b...

J'è tre giuvinin de scola, tüti tre devo ampiché.

La façon de dire l'école serait donc un bon intermédiaire entre l'escola occitane et la scuola italienne, plus économe en lettres, même que la latin qui écrit schola !

Quand sun stait sül punto d'Tuluza, a j'àn vist túit trei pendeiéint.

À l'àn fait brüzé Tuluza, cun tüta la sua géint.

Vu de là-bas, Toulouse entière a donc brûlé !

De ce là-bas qui serait de fait un chemin de langues qu'on peut retracer sur un axe Grenoble-Turin et dans l'introduction du roman, Perissinotto dit lui-même qu'il y a eu des contaminations entre franco-provençal, piémontais et italien. Il finit par citer Costantino Nigra :

Yo no digo esta cancion sino a quiem conmigo va...

Et si je tentais de partager ainsi mon propre itinéraire des langues, allant du Cotentin à Tambacounda, avec celles et ceux qui cheminent avec moi en suivant ce blog Carambolingue, je pourrais faire ainsi :

C'est-y qu'il est allé au Cotentin !

Passage par l'occitan, à quelques dysgraphies près, et la prononciation des noms propres à la façon du français méridional

Sèt enquêt li a leu Coteŋtiŋ...

Par un pur jeu d'homophonie, il est question de soif, de recherche et le mot Cotentin s'est préparé à la nasalisation porteuse de sens dans certaines langues africaines... On est prêt au passage au mandinkan :

Mindoo niniŋ, Ly « Aleu » ko taŋ teŋ...

Cela pourrait vouloir dire qu'en matière de recherche de soif(s), un certain Ly (nom de famille Halpular qui compte beaucoup pour moi) surnommé « A leu » (parce qu'il aurait appris d'un ami occitan ce « à bientôt », comme tant de francophones à Toulouse savent au moins « adiusiatz » ?) dit qu'il y en a ainsi cent...

Et autant de chemins de langue, donc !

E se sarà un camin vòstre, se fara bon !

Philippe Sahuc Saüc

pour toute réaction, tout contact : helipsahuc@wanadoo.fr

Partager cet article

Published by carambolingue
commenter cet article
21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 18:29

Version:1.0 StartHTML:0000000167 EndHTML:0000007653 StartFragment:0000000451 EndFragment:0000007637 P { margin-bottom: 0.21cm; }

Could Poland mean the Point Over land ? Which is necessarily a high mountain...

https://youtu.be/In9bdG5Ur0Q

La première compréhension du texte imprimé n'a pas permis de susciter un identique texte dit...

Understanding the global meaning of printed text did not allow to obtain a similar speech...

La différence vient apparemment de l'existence de deux verbes, en polonais comme en beaucoup de langues, pour traduire le français aimer...

pokochać [kochać], polubić [lubić]...

As in English, to like and to love in Polish :

pokochać [kochać], polubić [lubić] !

Curieusement, pour parler de l'amour de la vie en montagne, des polonais qui écrivent et une polonaise qui parle peuvent choisir des mots différents...

It is funny to notice that life in the mountains can be liked or loved, depending on the way of telling by printing Polish people or speaking Polish lady...

Qui découvre tout juste la langue polonaise, comme moi, ne peut s'empêcher de remarquer que -ach se prononce en polonais comme il se prononcerait en allemand.

Wie ein Bach...

Ce qui fait penser que pour distinguer le val et le mont, le bas et le haut, on oppose la rivière et le mont, soit :

Bach vs Berg ?

dans les Pyrénées centrales, ce qui s'écrit parfois sur les cartes bach est le bash (on dit ailleurs l'ubac) qui fait partie de la montagne, l'une des façons de nommer, dans la forme locale de l'occitan, le versant orienté au nord, autrement dit l'inverse de la solelha (on dit ailleurs la soulane ou encore l'adret)...

Tout de même, n'est-il pas indiscutable en toutes langues que :

Plus la montagne est haute, plus c'est beau ?

The higher the mountain is, the more beautiful it is ?

L'emploi de l'article en anglais pourrait faire penser à une compétition entre les montagnes... Pour être sacrée reine de beauté ?

Cuanto más la montaña es alta, más es bello ?

L'espagnol aurait-il à ce point le souci de la précision qu'il suggère non seulement un rapport d'ordre mais un rapport de quantité entre la hauteur et la beauté. S'il faut en arriver à l'amour, on peut difficilement être du côté du to love le passionné, plutôt to like...

Je mehr der Berg hoch ist, ist das desto mehr schön ?

En entamant avec un mot qui par ailleurs veut dire jamais, l'allemand semble mettre au défi... Moins haute que toi, tu meurs de désamour ?

O mais...

Le portugais, risquant de paraître emphatique à lecteur, lectrice francophone habitué-e à des « ô » d'apostrophe, ne fait que rejoindre là l'anglais avec l'usage de l'article...

Чем больше горы высоки, тем...

Le russe ajoute une conjonction, qui a toute chance d'être traduite en français par « que »...

Et nous fait inévitablement penser à :

Que la montagne est belle !... Oubliant de mesurer sa hauteur...

Ressaisissons-nous :

Je чем o cuanto the language est diverse, d'jà belle et plus si carambolingienne affinité (djebel étant tout de même la montagne en arabe...)

Philippe Sahuc Saüc

pour toute réaction, tout contact : helipsahuc@wanadoo.fr

Partager cet article

Published by carambolingue
commenter cet article
13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 22:48

Version:1.0 StartHTML:0000000167 EndHTML:0000004922 StartFragment:0000000481 EndFragment:0000004906 P { margin-bottom: 0.21cm; }A:link { }

Imagine you have just opened this page as a window... Did you see any clouds ?

By the way, are there different kinds of cloud according to languages ?

https://youtu.be/tBhSUbuTVM0

Il y aurait donc plusieurs sortes de nuages aussi bien en langue thaï qu'en mandarin...

Django, dans sa langue manouche, serait parti du seul volka et en aurait fait tant de variations ?

Походите в Волге или в водке... Dans les deux cas, Volga ou vodka, de quoi alimenter les vapeurs...

Ah, l'amour des nuages, là-bas, les merveilleux nuages... Si loin qu'ils toucheraient par une langue venue de l'étranger ?

Ou bien toucheraient immédiatement les sens, au point que Bernard Chambaz (Seuil, 2008) a pu consacrer un livre aux nuages dans les arts visuels...

Véronèse y apparaît... Il pittor della vagheza !

Pour un lecteur ou une lectrice francophone, le genre trouble. En français, il peut tout aussi bien exister du vague qu'une vague... Il se trouve que le félinin (voilà un lapsus clavardi à conserver alors qu'il devait être question de féminin et d'Italie...) italien correspondrait plutôt au masculin français...

Chambaz taquine par ailleurs le Gaffiot, le vieux dictionnaire de latin, où il trouve que nubilericum est un hangar à abriter les moissons, nubilum un temps couvert, nubere un verbe concernant les femmes qui prennent le voile lors de la cérémonie du mariage (de là viendrait nubile).

Ainsi, lien entre nuage et vague d'un côté, voile de l'autre... Une marine !

Mais quels nuages sont suggérés par la façon la plus habituelle de les nommer dans les langues ?

kabo... celui-là est lourd et bienvenu à la fois, il annonce le début de la saison des pluies en langue mandinkan...

облако... presque pareil pour le russe ! Il est vrai que les orages de l'été continental ont à voir avec les débuts de l'hivernage...

Wolke... La matière, là, compte peu, mais on entend bien qu'elle est caisse de résonance pour le vent...

cloud... sa diphtongue laisse place aux miroitements du soleil à la frange des nuages...

nube, nuvola ? L'italien garde un jeu de césure et de traîne. Il me troublait encore plus lorsque j'apprenais à fredonner :

Là, fra la neve bianca !

Là, fra le nubi d'or

Etrange couple de la neige et du nuage, en français aussi aux troublantes assonances...

Est-ce aller chercher trop loin ?

Que voulez-vous, en mélangeant les langues, on comprend autrement la Wali de Catalani :

Ebben... Pur connecteur de conversation, notamment lorsqu'on la débute mal assuré...

Ne... C'est le moi du mandinkan, mieux encore du bamanan qui élide encore plus le nte en ne...

Andro... trop de grec ancien me fait prendre cela pour l'homme...

Lontana... tant pis, l'apparent féminin ne va pas m'arrêter là. Je serai aussi lointain que la neige et le nuage réunis...

Salutation de qui passe là-bas, parmi les merveilles nées je et nues d'âge !

Philippe Sahuc Saüc

pour toute réaction, tout contact : helipsahuc@wanadoo.fr

Partager cet article

Published by carambolingue
commenter cet article
7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 22:43

Version:1.0 StartHTML:0000000167 EndHTML:0000004956 StartFragment:0000000481 EndFragment:0000004940 P { margin-bottom: 0.21cm; }A:link { }

As they seem to say in English, a bird name may come from a pea... think Peacock !

¿ El nombre de guisante puede proceder de nombre d'ave ? Por garbanzo, por ejemplo ?

https://youtu.be/Gmmm9d2ioQI

Les langues ont sûrement conservé des traces de la pensée analogique qui a régi les connexions cérébrales, pendant des siècles, dans une grande partie de l'Europe, de l'Asie, etc. (Par-delà nature et culture, Philippe Descola, Gallimard, 2005) et à laquelle on peut associer la théorie des signatures, faisant des liens de forme entre des états (notamment des maladies) et des plantes, des animaux, etc.

La signature ?

L'assignatura ?

Ferait-elle encore foi en Catalogne, où l'on peut trouver des programmes universitaires débutant ainsi :

« Progamació curs

Nom de l'assignatura : geografia de la muntanya... » ?

Mais ce serait ignorer qu'en Catalogne, assignatura signifie plutôt matière...

Se pòt pas fa de ligam de la matéria a ma terida ? (on peut bien avoir une affection toute personnelle pour le bruant, sans que d'autres s'en fassent les gorges portées au rouge...)

Eh bien oui, on peut accorder à cette façon de nommer d'après (comme le pois chiche chinois est nommé d'après l'aigle) la vertu de créer des liens entre des règnes par ailleurs bien isolés les uns des autres, sauf aventure de dent d'un côté, d'urticaire de l'autre...

Remercions donc les langues qui font de tels liens :

iniŋ bara Mandinkan sandiŋ kuña... puisque le lièvre (à petites oreilles là-bas) y est fils de l'an (de la révolution ?) !

Danke schön Deutsche Sprache für Schildkröt... s'il est vrai que la tortue peut ainsi se rapprocher du crapaud !

Спасибо Руссская язык за цветок... puisque la fleur y est, dans tous les cas, une petite couleur !

iniŋ bara Mandinkan jambakero kuña... puisque la couleur verte nous rappelle toujours qu'elle est couleur de feuille crue !

Grazie Italiano per la cavaletta... puisque la sauterelle y fait un saut vers le règne du cheval !

Merci alors à Ἑλληνικός d'avoir donné à d'autres langues le lien entre cheval et hippocampe, voire cheval et hippopotame...

Si vous connaissez d'autres langues à remercier ainsi, veuillez le suggérer à Carambolingue...

E ligam... magie L., magie langues !

Philippe Sahuc Saüc

pour toute réaction, tout contact : helipsahuc@wanadoo.fr

Partager cet article

Published by carambolingue
commenter cet article
30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 17:33

Version:1.0 StartHTML:0000000167 EndHTML:0000004190 StartFragment:0000000481 EndFragment:0000004174 P { margin-bottom: 0.21cm; }A:link { }

May languages travel or just make speakers and listeners travel ?

Idiomobile serait l'idiome voyageur par excellence ?

Pas loin d'un mot qu'emploient certaines personnes du peuple des « Voyageurs »...

https://youtu.be/o9iE-0hW9Vg

Comment attribuer un genre à ce « itombila » qu'on entend là ? Cela rappelle qu'automobile, dans son emploi en français, aurait oscillé entre masculin et féminin jusque vers le milieu du vingtième siècle comme le suggère le Centre national des ressources textuelles et lexicales.

Mès qu'un camin sens comptar la berlina !

S'il est vrai que :

a merry companion on the road is a music in a journey...

Il faut reconnaître aussi que le nom du véhicule change quelque chose à la musicalité...

« automobile », à la française, n'est pas loin de la régularité de « locomotive »...

itombila : gail Django ?

Bon, je me hasarde là à faire de la syntaxe et sans doute à mélanger des mots de gitan et de manouche. Or, le site Michtooulahainecrescendo.unblog.fr dit que cela se fait de toutes façons aujourd'hui au sein du ou des peuples des « Voyageurs »...

Mais, au fait, comment le moteur du voyage change-t-il le mot ? Le jeu de construction de la langue française ne semble avoir prévu que : automobile, hippomobile...

aeromobile (e donna anche ?) ne più per la lingua italiana ?

Et dans les passages d'une langue à l'autre, trouve-t-on la diversité de ce qu'a recensé Javier Nunez Moscoso pour le tout simplement « mobile » : telefono celular, cell phone, téléphone portable, natel (appelé ainsi en Suisse) ?

Il semble que ce soit plutôt dans les noms particuliers donnés aux modèles d'automobile que les rencontres des langues sont parfois compliquées. Le site http://www.advertisingtimes.fr/2012/09/les-25-plus-mauvaises-traductions.html a recensé nombre de problèmes notamment dans les traductions du japonais vers les langues scandinaves ou ibères, où systématiquement quelque chose de sexuel semble visé. Mais la dynamique du commerce des chars ne va-t-elle pas de pair avec celle des désirs ?

La poétesse Hélène Carré pourrait dire ici prudemment : pour ne pas toucher au gré, parlons seulement de grès...

Hélas, Carambolingue n'a pas de sculpture d'auto à vous montrer... qui n'aurait été que calc'art ?

Comme vous savez, Carambolingue se contente, mais en toutes langues du monde, et, d'ailleurs, le plus possible vous y invite : mots art !

Philippe Sahuc Saüc

pour toute réaction, tout contact : helipsahuc@wanadoo.fr

Partager cet article

Published by carambolingue
commenter cet article
16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 18:32
Dom Zi om

Version:1.0 StartHTML:0000000167 EndHTML:0000006442 StartFragment:0000000481 EndFragment:0000006426 P { margin-bottom: 0.21cm; }A:link { }

How could home language be off-side, playing with « dom » and « zom » ?

https://youtu.be/vIdQTlxrCKE

pour DomAuLongFaubourg

https://youtu.be/G0hCEswxgN4

pourDomWolof

https://youtu.be/QdsSsO6zI8o

pourDomRusse

https://youtu.be/vMXNm0Ax5nI

pourDɘmArabeRectifié

On peut donc jouer avec dom/Dɘm/dôme !

La langue étant en palais, on peut dire qu'elle est en dôme...

Mais elle est aussi maternelle et pourrait faire dire en wolof, en parodiant la chanson de Youssou Ndour où c'est l'enfant qui se fait reconnaître de sa mère :

Woo sama dom ki se yaye le !

Et ainsi, le sang pour sang chanté en français deviendrait en arabe :

مُقابِلدماء

دماء

à condition de considérer comme musicales toutes erreurs, déformations et licences grammaticales...

A ne fredonner donc qu'à huis clos ?

Comme qui dirait en russe : дом, дом, дом, дом...

… où certains, certaines auront peut-être lu zom, zom, zom... (et pas züm züm, ce que ferait l'abeille en hongrois !)

Parce qu'on aurait dans la tête le чернозём, cette contraction du mot terre et de l'adjectif noir...

Pour être optimiste, alors qu'on est un peu fatigué, ne prônerait-on pas une terre-maison ?

домзём

Une terre habitable ou une habitation aussi harmonieuse que la terre ?

Où l'on parlerait le заумь ou заумный язык ? Cela nous mènerait-il sur le chemin du la poésie des futuristes russes ? Si l'on en croit Elena Galtsova, dans les Cahiers de narratologie de 2013, numéro 24, la conception futuriste est à considérer au niveau macro...

Hélas, nous-mêmes n'avons su travailler les zhomes qu'en micro, preuve en est l'image ci-jointe...

Apparemment taillée au scanner à l'aide du nombre d'or ! (qui laisse imaginer un mot sans fin dont le m terminerait « zhom » tout en initiant « microzhom », etc.)

Si tout cela vous a intéressés, Carambolingiens, Carambolingiennes, alors laissez vous tenter par l'invitation suivante :

https://youtu.be/Mru1U93E2Hk

Ite, domus est

Philippe Sahuc Saüc

pour toute réaction, tout contact : helipsahuc@wanadoo.fr

Partager cet article

Published by carambolingue
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de carambolingue.over-blog.com
  • Le blog de carambolingue.over-blog.com
  • : la rencontre des langues, avec ses télescopages, ses convergences, ses accidents... tout ce qui nous fait rêver en sons humains !
  • Contact

Recherche

Liens