Dimanche 10 août 2014 7 10 /08 /Août /2014 19:32

Key, no... Key, no... Key, no m*m** war...

* multi

** military

Friedensgier ?

Bien sûr, pour toute personne qui ne, qui ne, qui ne... n'aimait guerre...

Amb resson, aqueste còp, de l'autre costat de la mar nostra (sens descomun, sens, descomarenc !) :

http://youtu.be/PP_lvLw8gis

pour LaaGuerrArab

Les goumiers du Maroc, les turcos d'Algérie, ont-ils eu de tels mots à échanger avec les occitans, les bretons, les basques, etc., compagnons de tranchée ?

A-t-on su profiter de la multiplication des fêtes des uns et des autres pour faire des guirlandes et appeler la paix ?

Se dire que la guerre, franchement, c'est en dehors d'elle qu'on est bien, une fois qu'on est pris dedans, il n'y a rien à en tirer...

Aurait pu se dire par un enfant de Belin-Beliet, voyant rentrer les poilus du village :

Hadènn la guèrra : bon en sortints, pas 'rré dehentz (dit sûrement dans l'appréciable liesse des lendemains du 18 novembre 1918) !

Aurait pu se dire par un enfant de Landrellec :

brezel : mat e-barzh, netra er-maez !

Aurait pu se dire par un enfant de Donibane Garrazi :

guerra : ondo kanpo, ezer barru !

Alors, bien sûr, tout cela manque certainement de syntaxe, donc d'ordre, mais la mise en ordre ne prépare-t-elle pas les armées ?

Pour le reste, au moins Zao comprendra...

Et pour aller au bout de ses rêves, imaginons que les tranchées ennemies aient été assez proches pour que les échos des voix des unes soient perceptibles aux autres...

D'un côté, on aurait "hissez ! le drapeau" ; ordonné "fixe !" ; vanté le courage "inné !" des enfants de la patrie ; défendu entre compagnons de tranchée "toute chicane rixe"...

De l'autre, un enfant d'Obernai enrôlé en ce temps dans l'armée allemande aurait pu dire :

d'r Schtällungskriag : usse fix, inne nix !

De fait, l'expression d'origine, bon en dehors, rien en dedans, serait alsacienne, si l'on en croit le site dialecte.alsacien.free.fr...

Souhaitons alors que les guerres se limitent à être ces jeux d'écho, ces jeux de son et qu'on puisse dire : quelle sonnerie la guerre !

Quant à nous, peuple carambolingien, n'oublions pas que nous ne sommes avides que de langue mais alors quelle...

Gier-langue !

Philippe Sahuc Saüc

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Par carambolingue
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Samedi 2 août 2014 6 02 /08 /Août /2014 15:07

Could it be war ?

Könnte das Krieg sein ?

может быть война ?

Ausissent las campanas ala gleisa del barri, se n'es possible qu'es la guerra ?

http://youtu.be/FWDoHtmUT1U

pour BellumNonBellum

La plupart des oreilles percevront sur le document le tocsin qui a résonné le 1er août 1914 à la plupart des clochers de France pour annoncer la mobilisation générale et a sonné, en commémoration, au clocher de certaines églises, ce 1er août 2014, à 16h, cent ans après...

Les oreilles particulièrement fines entendront des murmures de divers noms de la guerre dans les langues des peuples d'Europe qui y furent mêlés.

Il se peut que quelques oreilles soient offusquées par l'exclamation qui fut pourtant celle de Jacques Prévert pour parler de la guerre...

L'année suivant 1914, James Joyce dut quitter Trieste où il venait de passer une dizaine d'années...

Left Trieste as a British citizen ?

Hier Triest... Sie, hinaus !

Nasvidenje...

Qu'est-il resté à Joyce de son long séjour à Trieste ? Son oeuvre n'en dit pas explicitement grand-chose, pourtant...

Le début du livre II de Finnegans Wake, publié en 1939 et qui se présente comme une mise en scène à la fois de cirque et de théâtre inclut une sorte de parade, montrant les personnages suivants : "(...) their Elderships the Oldens from the four coroners of Findrias, Murias, Gorias and Falias, Messoirs the Coarbs, Clive Sollis, Galorius Kettle, Pobiedo Lancey and Pierre Dusort, while the Caesar-in-Chief looks."

Dans sa traduction Philippe Lavergne nous nourrit d'un certain nombre de notes pointant des jeux à plusieurs langues et des fenêtres vers les références celtiques de Joyce : "leur Aînesse les Anciens, des quatre coins de Findrias, Murias, Gorias et Falias, Messoirs les Cohortes, Clive Sollis(1), Galorius Kettle(2), Pobiedo Lancey et Pierre Dusort(3) sous le regard du César-en-Chef C'est parti."

(1) Fend-le-Soleil, l'épée de Nuad - jeu avec la langue latine

(2) Le Chaudron-de-Gloire de Dagda - jeu avec la langue latine

(3) la lance de Lug, la Pierre du Destin - jeu avec la langue française

Pobiedo Lancey ne fait l'objet d'aucune note... On pourrait pourtant y voir un jeu avec telle ou telle langue slave (on parle notamment beaucoup slovène et croate à Trieste) où победа (écrit ici comme en russe) est la victoire... donc l'ensemble du nom pourrait évoquer la lance de la victoire...

Parlait-on donc déjà de victoire lorsque Joyce fut contraint de quitter Trieste ?

En attendant : Bellum non Bellum /d'après le Dictionnaire des sentences latines et gecques de Renzo Tosi, Virgile disait plutôt horrida bella...

Dans les deux cas, en traduction de Zao assortie d'un ... Mars nous en préserve !

La guerre, ce n'est pas bon, ce n'est pas bon !

Philippe Sahuc Saüc

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Samedi 26 juillet 2014 6 26 /07 /Juil /2014 17:28

Difficult love story inside the working-classes ?

Référence obligé pour être de la classe patinante ?

C'est en tout cas armé de bonne volonté culturelle que je me passionnai jadis pour l'étude du grec ancien, dit parfois attique et langue des Hellènes dans les albums d'Astérix le gaulois.

Sans m'être totalement dépourvu de bonne volonté culturelle mais ayant acquis depuis de l'ambition pataculturelle, j'ai non seulement regardé mais encore enregistré par bribes une émission de la chaîne Arte, le 5 juillet dernier, retraçant les batailles antiques entre Grecs et Perses sous la forme d'un documentaire-fiction, faisant entendre des dialogues que l'on pouvait donc supposer en langue originale...

Un sarte sus un codonh val mai qu'un par de galès que vòla !...

http://youtu.be/-apTd-nqQ7k

pour Trueithellenancien

De fait, les pages de présentation de cette double émission, Au nom d'Athènes, qui avait déjà été diffusée en novembre 2012, indiquent que les dialogues sont en "grec ancien et en persan".

Moi qui suis parfois taquiné par des locuteurs de grec moderne pour ma prononciation "érasmienne", j'ai cherché à comprendre comment on pouvait remonter ainsi le temps dans l'évolution phonétique des langues...

Chi va parlante, va piano anche...

Il n'est pas si facile que ça de trouver sur internet des indications d'évolution entre le grec ancien et le grec moderne, en revanche on trouve dans le catalogue Wikipedia de véritables lois sur l'évolution entre l'indo-européen et le grec ancien. Or, ces lois font écho auditif à mes souvenirs d'écoute du 5 juillet et, par ailleurs, les noms des inventeurs de ces lois sont de veritables invitations patalinguistiques !

Loi de Grassmann : elle évoque une désaspiration de certaines consonnes et notamment de la pratique de l'esprit rude qui nous fit tant rêver, lorsque nous étions hellénistes en herbe. Justement, M. Grassmann n'est pas loin d'être homme d'herbe, cousin de l'homme à pailles qu'on voit sur la vidéo ? En tout cas, l'impression auditive de l'émission de télévision était celle d'une grande fréquence de sons aspirés (vous pouvez vous livrer à l'expérience de sa réécoute comparée à l'audition des radios grecques actuellement en ligne...)...

Loi d'Osthoff : elle évoque un abrègement des voyelles, qui fait de nouveau rebours aux souvenir de l'écoute du 5 juillet, et m'a rappelé nos efforts de jeunesse pour allonger cet oméga dont la forme avait à voir avec l'infini mathématique... Mais M. Osthoff est-il patalinguistiquement qualifié ? Certes il est de la cour de l'est, à condition justement d'un abrègement... non pas de voyelle mais de sa consonne finale !    

Loi de Rix... difficile d'en connaître le contenu à partir n'internet... Il est vrai que la rixe va au-delà de la controverse... Gardons-nous donc de tout...  πόλεμος ! Eh oui, guerre est du genre masculin en grec... Quant au cas, s'il ne vous convient pas, n'en faites pas un casus belli et dites-vous, s'il est besoin de positiver, que nous serions une écurie de course ibère, nous serions heureux de pouvoir dire : pole hemos !

Philippe Sahuc Saüc

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Samedi 19 juillet 2014 6 19 /07 /Juil /2014 16:44

Something good to eat, even when the weather is hot, because conceived in Africa...

http://youtu.be/egRVYjr1gyU

pour TiakriTiakrio

Il s'agit donc d'une double explication culinaire qui fait finalement intervenir trois langues, woof, mandinkan mais aussi français, qui ne peut s'empêcher de se glisser là, apparemment pour deux raisons :

. un mot trop lié au contexte africain est évité parce que l'on suppose que l'interlocuteur non natif ne le connaîtra pas : c'est le cas du mot français mil employé plutôt que l'équivalent wolof ndugup.

. le fait de vivre dans un contexte où l'on ne parle guère sa langue maternelle (environnement français, mari wolof) fait que certains mots s'oublient (ainsi, dans une partie de l'entretien non prise dans la vidéo, le mil ne vient que sous la forme du mot français, pas de son équivalent mandinkan ñoo, malgré des efforts pour le retrouver...).

Un moment particulier pose la différence entre deux friandises, laxo et tiakri/tiakrio, selon qu'on le prononce en wolof ou en mandinkan. Le premier terme, laxo, qui se prononce à peu près comme un mot français qui s'écrirait laro, me pose un problème quant à ma propre mémoire d'une langue non maternelle. Lorsque j'ai d'abord entendu ce mot, au Sénégal, je n'ai pu m'empêcher de penser au terme français lard. Or, je suis d'une génération, d'une région, voire d'un milieu social où le lard était absent de la cuisine familiale, tout en étant fortement présent dans la littérature à laquelle l'école nous donnait accès, présentant souvent le lard comme le mets convoité de l'affamé, voire du gourmand...

Il y avait donc des raisons, personnelles, d'assimiler les deux à une friandises. Or, l'une est très différente de l'autre, ne serait-ce que par la distinction sucré-salé. Je me demande si ce n'est pas pour ça que ma mémoire a opéré une transformation et que j'ai régulièrement transformé laxo en laro, voire laru, comme je l'ai fait encore dans une partie de l'entretien non prise dans la vidéo, ce qui ferait de moi un imparfait africanisé...

Nte muŋ mandinkan-koyo ?

J'ai parfois reçu cette étiquette en Afrique... Est-ce alors qu'être un mandingue à peau blanche reviendrait à ce que l'on appelle en Afrique de l'ouest tubabu-fiŋ autrement dit le blanc-noir. Cela procède souvent d'un jugement désapprobateur mais comme tout oxymore, car il s'agit bien de cela, il peut comporter sa part d'invention salutaire. Ainsi, l'autre façon de nommer le tubabu-fiŋ n'est-elle pas chaussure sans chaussette, pratique qui fut longtemps incongrue puis est devenue une mode ?

Ah l'oxymore... Rappelons-nous qu'en grec c'est l'alliance entre le malin et le stupide, donc l'étymologie du mot qui aurait cherché peut-être l'alliance la plus improbable qui soit.

En relisant (peut-on s'arrêter un jour de le lire ?) Pasternak dans la traduction française des éditions Gallimard de 1958 (se sentira-t-on un jour capable de le lire en russe ?), j'ai cru trouver un oxymore... "Ioura remarqua un oeil noir dans la couche de grive qui couvrait l'une des fenêtres." A quoi tiendrait l'oxymore ? Eh bien au fait que la grive est plutôt un oiseau solitaire. Il existait jadis une constellation dite de la Grive solitaire... On peut imaginer les étourneaux ou même les hirondelles en couche mais pas les grives.

Bien sûr Pasternak n'est pour rien dans cet effet. Il faut n'y voir que la proximité typographique entre les mots français grive et givre et une lettre qui s'est, chose rare, décalée de deux rangs dans la casse...

L'édition russe ne risquait rien : изморозь дрозд... Mais la succession des deux ne serait pas loin de faire une rime...

Voilà encore ce que vous a proposé Carambolingue cette semaine, espérant que vous en redemanderez... sous la forme :

Oh que si !... more !

Philippe Sahuc Saüc

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Samedi 12 juillet 2014 6 12 /07 /Juil /2014 15:30

After rainy weeks, the violet produces stolons...

Après une saison sombre, on peut avoir envie que débute une hist-oire...

http://youtu.be/kumwPvuNSUw

pour KooFoisFon

La formule frontière de début de conte, en langue fon, invite donc à imaginer qu'une histoire débute par un mouvement...

Alavetz se pòt passar q'ena vida de cada dia, arren que se dit, arren que se passa...

La langue française nous fait alors dire qu'un ange passe...

Alexandre Kaletski, Metro, Ed. Balland (1985, trad. 1986 par Jacqueline Carnaud et Jacqueline Lahana), p.282 : "Un ange passa ou, comme on dit chez nous, un policier vint au monde."

A vrai dire, le roman a été traduit de l'anglais, même si le "chez nous" de l'auteur fait sûrement référence à la langue russe. Il est donc passé un hushed silence après la référence vraisemblable au милиционер des temps soviétiques (qui a donc à voir avec ce qu'on a appelé milicien en français) et, aux temps capitalistes, aurait été remplacé par le полиции (ressemblant donc à notre policier, qui ne peut être, en langue russe, confondu avec un genre de roman qui s'y dirait plutôt детективный роман, se référant plutôt au détective qu'au policier).

Parfois, la situation a l'air tellement bloquée que plus rien ne semble pouvoir se passer...

Alexandre Kaletski, Metro, Ed. Balland (1985, trad. 1986 par Jacqueline Carnaud et Jacqueline Lahana), p.425 : "Aussi Anna Ivanna faisait-elle toujours salle comble. Il en était de même ce soir-là au Palais des Arts ; comme on dit chez nous, on n'aurait pas pu y jeter une pomme."

Alors que la langue russe dit яблок pour pomme, on pourrait bien dire en français, en une telle situation, que c'est plein à bloc...

Evidemment on ne peut alors rien y rajouter, si ce n'est, d'après une veine facétieuse qui fut populaire il y a quelques décennies, un éléphant (notamment quand il y en a déjà un grand nombre à l'intérieur d'une deux-chevaux).

Peut-être qu'en russe, la blague serait plus plausible, puisque l'éléphant s'y dit слон, pas loin de "slalom" et qu'on l'imagine bien se faufilant...

Au fait, en langue fon, l'éléphant serait ajikanú ou alors gelí, dans une dimension poétique...

Je nous propose donc un totem, fort, agile et poétique :

gelíslon !

Philippe Sahuc Saüc

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