Samedi 12 juillet 2014 6 12 /07 /Juil /2014 15:30

After rainy weeks, the violet produces stolons...

Après une saison sombre, on peut avoir envie que débute une hist-oire...

http://youtu.be/kumwPvuNSUw

pour KooFoisFon

La formule frontière de début de conte, en langue fon, invite donc à imaginer qu'une histoire débute par un mouvement...

Alavetz se pòt passar q'ena vida de cada dia, arren que se dit, arren que se passa...

La langue française nous fait alors dire qu'un ange passe...

Alexandre Kaletski, Metro, Ed. Balland (1985, trad. 1986 par Jacqueline Carnaud et Jacqueline Lahana), p.282 : "Un ange passa ou, comme on dit chez nous, un policier vint au monde."

A vrai dire, le roman a été traduit de l'anglais, même si le "chez nous" de l'auteur fait sûrement référence à la langue russe. Il est donc passé un hushed silence après la référence vraisemblable au милиционер des temps soviétiques (qui a donc à voir avec ce qu'on a appelé milicien en français) et, aux temps capitalistes, aurait été remplacé par le полиции (ressemblant donc à notre policier, qui ne peut être, en langue russe, confondu avec un genre de roman qui s'y dirait plutôt детективный роман, se référant plutôt au détective qu'au policier).

Parfois, la situation a l'air tellement bloquée que plus rien ne semble pouvoir se passer...

Alexandre Kaletski, Metro, Ed. Balland (1985, trad. 1986 par Jacqueline Carnaud et Jacqueline Lahana), p.425 : "Aussi Anna Ivanna faisait-elle toujours salle comble. Il en était de même ce soir-là au Palais des Arts ; comme on dit chez nous, on n'aurait pas pu y jeter une pomme."

Alors que la langue russe dit яблок pour pomme, on pourrait bien dire en français, en une telle situation, que c'est plein à bloc...

Evidemment on ne peut alors rien y rajouter, si ce n'est, d'après une veine facétieuse qui fut populaire il y a quelques décennies, un éléphant (notamment quand il y en a déjà un grand nombre à l'intérieur d'une deux-chevaux).

Peut-être qu'en russe, la blague serait plus plausible, puisque l'éléphant s'y dit слон, pas loin de "slalom" et qu'on l'imagine bien se faufilant...

Au fait, en langue fon, l'éléphant serait ajikanú ou alors gelí, dans une dimension poétique...

Je nous propose donc un totem, fort, agile et poétique :

gelíslon !

Philippe Sahuc Saüc

Pour toute réaction, tout contact : helipsahuc@wanadoo.fr


Par carambolingue
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Samedi 5 juillet 2014 6 05 /07 /Juil /2014 14:22

Shall we ever go back to roots ?

En lisant des écrits récents concernant la Chine, on trouve référence à ce mot, caogen, qui désignerait d'abord la racine et, métaphoriquement, une personne venant de la base, du peuple, de la plèbe ?

Est-ce bien à ce mot que l'enquête en conditions quotidienne, en un lieu où l'on pourrait manger la salade de la feuille à la racine (quoique les pissenlits y soient rares...), aboutit ?

http://youtu.be/Hh3VuA_qbps

pour RachisChine

Une imagination plurilingue peut se figurer que la deuxième partie du mot n'est pour ainsi dire pas prononcée, que seules les trois premières lettres de transcription le sont. Mais alors, l'effet de di- voire triphtongue pourrait faire penser à une prononciation de "cao" à la brésilienne... Or, quelques recherches sommaires montrent qu'on a affaire à un mot plutôt transcrit par "gán"... et que, par ailleurs, attention, "cào" tout seul serait l'équivalent du français niquer (s'utilise donc en injure, avec le majeur levé)...

     Mès alavetz perqué se va espepissar aquel mot ?

C'est qu'en français, le mot racine est d'un grand emploi métaphorique. En mathématiques on extrait des racines carrées (alors qu'on pourrait tout aussi bien parler de source ou de composante...), en langues on cherche la racine des mots (alors que ce pourrait être leur base, voire leur intégrale pour emprunter un peu aux mathématiques). Lorsqu'on s'intéresse à l'humain, on évoque souvent les racines alors qu'on sait bien que les humains ont plutôt des chemins...

Quand on considère un grand éventail de langues, on se rend compte que la racine n'est pas toujours convoquée pour l'ensemble des usages qu'elle a en français...

. in English, let's use cause, basis, bottom, attachment, link...

. auf Deutsch, Wurzel aber... Wortstamm !

. Italiano... voglio salutare Radici !... mais la racine d'un répertoire se dirait origine... de plus, prendre racine se dirait plutôt allignare (prendre bois ?), ce qui fait penser au castillan qui dit dans ce cas acepar (devenir pied de vigne ?)... Il est vrai que l'italien aurait d'autres expressions imagées pour dire prendre racine, telles mettere les barbe ou attacare il cappello..;

. le finnois, qui dirait juuri pour dire racine, s'en passerait allègrement pour parler de celle des cheveux : hiusmarto !

. le hongrois, qui dirait györk pour dire racine, s'en passerait pour celle du nez : orrtö !

. le japonais dirait quelque chose comme "ne" pour la racine mais quelque chose comme "konpon" pour la base...

. ni gui wax ti wolof ? reen... defa reu ?

Finalement, la clé est peut-être donnée par la langue romani, pour laquelle un même mot désigne la racine et le bâton : stoko. Et, au fait, où est-ce qu'on a besoin d'un bon bâton ? Sur le chemin...

Aussi, en route vers vos perspectives d'avenir, méprisant toute racine, je vous le souhaite bon : stoko !

Philippe Sahuc Saüc

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Par carambolingue
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Dimanche 29 juin 2014 7 29 /06 /Juin /2014 20:19

To bird or not to bird ?

Oisons-nous de pure oisiveté quand nous partons sur d'aussi volatiles chemins de recherche que...

http://youtu.be/flCNBNap9fY

pour Hangaucel

L'écriture désignée est donc bien une écriture alphabétique et même si le néophyte voit à gauche quelque chose qui pourrait figurer une empreinte de patte d'oiseau, voire un oiseau en vol aux ailes rabattues, il s'agit d'une des composantes d'un système consonne-voyelle, apparemment obligatoire en hangeul, cette écriture coréenne qui serait la plus utilisée aujourd'hui dans le pays, l'idéogrammatique l'étant apparemment de moins en moins...

Cap possible de far dire qu'un aucel s'escrit atal pr'amor qu'es au cel ?...

En effet l'occitan, dans sa façon de le nommer, suggère le cadre où l'oiseau nous apparaît la plupart du temps, le ciel...

Le wallon suggérerait-il sa nourriture lorsqu'il l'appelle mouchon ?

или порусский, кагда мы слушим "птица" ? En faisant entendre "ptitza", la langue russe n'esquisse-t-elle pas à chaque fois un chant d'oiseau ?

Evidemment, madár, pour dire oiseau en hongrois ne vise pas le ciel... mais n'est-ce pas le ciel qui vise l'oiseau pour certaines oreilles qui entendront qu'on y appelle le ciel ég ?

Or l'oiseau est peut-être caractéristique du mouvement... Est-ce pour cela qu'on le dit pássaros en portugais, d'un verbe qui voudrait d'ailleurs aussi bien dire passer, franchir que réussir, comme on le dit pãsãri en roumain, comme on dit passereau d'une certaine catégorie d'oiseau en français, dont le moineau...

 

La fin de la vidéo ci-dessus est aussi intéressante quand on en arrive à l'oiseau bleu... Il semblerait que beaucoup de langues ont recours au repérage de couleurs pour différencier les oiseaux... rouge-gorge, rouge-queue, verdier, etc.

Mais on peut remarquer que la taille compte aussi dans le repérage des oiseaux, qui peuvent nous paraître si petits quand ils volent très haut ?

Le mot français oiseau dériverait directement d'un diminutif du classique latin avis et qui serait avicellus, contracté en aucellus (d'où le terme occitan aucel dériverait directement, ne retrouvant donc l'idée du ciel qu'après ?). 

J'ai remarqué que chez les Maninga, il est souvent question de konondiŋ pour désigner les oiseaux, alors que diŋ a à voir avec l'idée de petit, voire d'enfant. Là-bas, les couleurs caractéristiques de rouge, de jaune, de bleu pour makakonondiŋ, titio, julokeya ne sont pas incluses dans le nom de ces oiseaux. Une seule exception que j'ai pu repérer : kononkoyo, sorte de grand héron, blanc (koyo), qui n'est, du coup, pas dit petit et qui, à l'inverse des autres, offre une cible convenable au chasseur...

Mieux vaut donc être passereau...

... ce que je vous souhaite, vous rappelant l'équation passar = réussir !

Philippe Sahuc Saüc

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Par carambolingue
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Dimanche 22 juin 2014 7 22 /06 /Juin /2014 18:32

Shan't we have to choose fruit, taking the season into account ?

http://youtu.be/sYa3vdxYRP8

pour DuFructArab

Ces explications sur la reconnaissance ou non de l'individualité fruitière, en langue arabe, par un mot pouvant donc passer au pluriel ou par un genre de partitif trouve un écho dans l'expression récurrente d'un grand-père nourri des langues occitane et catalane et qui, à la saison, disait invariablement en français "mangez du fruit les enfants"...

Alavetz, lo fruch, los fruchs o la frucha...

L'occitan a prévu les deux, selon le genre qu'il donne au presque même mot. Avec le masculin, on a l'individualité fruitière, avec le féminin un genre de peuple fruitier dont on ne prélève toujours qu'une fraction...

Ist es dasselbe mit Obst und Frucht ? Intéressant de voir que la langue allemande maintient Obst, son collectif des fruits, alors que Frucht, qui en traduit l'individualité, ressemble tant au mot anglais fruit (et pas seulement anglais)...

But, in English, they can also say : do want some fruit ? Et d'aiileurs, Carambolingue avait retransmis une bribe d'enquête où l'occitan venait en écho à l'anglais parlé sur un marché toulousain le 11 août 2012...

Euskaretan, partitiboa ? (ah, j'ai hésité à employer la langue basque à l'inessif mais après tout, même si ce n'est pas l'usage, c'est une forme de politesse que je lui fais, la reconnaissant comme un genre de territoire où l'on entre et d'où l'on sort parfois...) 

Il est vrai que la langue basque a réglé une fois pour toutes la question avec l'existence d'un partitif...

Ainsi, si Gargantua avait eu autant faim que soif, au lieu du célèbre "Lagona edatera" (bribe basque glissée dans un monument de la littérature française...), il aurait pu lancer : "Lagona frutarik jantera"

Notons au passage que le terme basque fruta a une forte ressemblance avec le terme latin... Avant de fréquenter les langues romanes, les basques n'avaient peut-être pas besoin d'un terme rassemblant l'ensemble des fruits...

et avant qu'on chante les skubidubidu...

Qu'en est-il pour les Carambolingiens ? Eh bien, une prochaine assemblée générale le 3 juillet, 18h30, au 8, impasse Paul-Féval à Toulouse... Laguna, hitz egitera... eta edatera !

Philippe Sahuc Saüc

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Par carambolingue
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Samedi 14 juin 2014 6 14 /06 /Juin /2014 15:38

What else ? Except Webb (site story ?) ? Except Ellis (without island ?) ? Except McGregor (Mais que grégaire !) ?

Tout est fait actuellement pour que tout le monde y pense mais peut-on y penser différemment ?

En faisant gouléyer (là, je me permets un verbe utilisé à tous les temps de conjugaison par les Normands alors que les oenologues ne l'emploient qu'au participe présent...) le parler brésilien comme à une époque Hughes Aufray le faisait avec des sonorités comparables ("vas-y doucement, c'est tout bon"...) :

http://youtu.be/jelnHwpzius

pour TodoB

Esperam que galiòtas e galèras de Jerusalem a Rio podran passar atal o... petar !

Après tout, ballon pourrait servir à autre chose... santé ! par exemple...

Même si, en russe, on le dit мяч, ce qui fait automatiquement penser à match, compétition...

Mais il y a compétition et compétition...

Ante FIFA, ConIFA...

Au début de ce mois, les nations sans Etat ont disputé leur propre coupe du monde en jouant des pieds avec un gog (ballon dit à la façon du Kurdistan), balon (à la façon occitane), baloun (à la façon du Comté de Nice également participant, après la défection du Québec). Pour être complet, mais les recherches peinent, il faudrait savoir le dire en saami (langue de la région d'accueil de ce tournoi, la Laponie), en langue particulière de Padanie (autre que l'italien ? peut-être avec des différences de fréquence de certains mots, par exemple successo), en langue de Zanzibar (mpira pour qui parle le swahili dans cette île qui fut le point de départ de... Cinq semaines en ballon, roman de Jules Verne), dans toutes les langues parlées au Darfour (et en espérant que l'idée de trève sportive y ait un sens), en langue du Haut-Karabagh (en espérant qu'on y ait oublié les horribles légendes du temps de guerre où des matches auraient été disputés avec des têtes humaines en guise de ballons) et en langue d'île de Man (où le mot ressemble peut-être au peil de la soeur celtique irlandaise)...

Admettons que ces affaires de flux soient intéressantes, flux diplomatiques et flux de cuir...

Au fait, flux peut être flow, flujo, Flut, flusso, fluxo, Поток... dans les langues qu'on entendra plutôt autour des matches autrement médiatisés...

Sans mépris pour ceux-ci, ni d'ailleurs pour celles-ci, nous nous contenterons de souhaiter que chacun, chacune puisse y trouver son flux de communion (pourquoi pas ?), de gestes (ça peut aider à faire avancer l'imagination...) et surtout de voix...

Anne Décamps (Effets de voix, Champ social éditions, 2006) nous le rappelle, p.5 : " [la voix]  produit des flux sonores qui travaillent au corps"

Shan't we switch off the screen and try, as work in our in our own body :

FLOW !... FLUJO !.... FLUT !... FLUSSO... FLUXO !... Поток !

Philippe Sahuc Saüc

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