Samedi 6 septembre 2014 6 06 /09 /Sep /2014 18:37

Does this title mean that Richard the actor is going to be involved ?

Laisse béton, préfèrera-t-on lire en français... Chapeau ?

Suite à regarder l'oeil sec sinon maigre...

http://youtu.be/G0WZzBoLb2g

pour HamletManding

La voix à l'arrière est bien celle de Richard Burton (Burton, dont la prononciation à l'anglaise -et surtout pas à l'américaine- est proche de celle du wolof (langue dans laquelle am lett signifierait prends une tresse) bët om, qui associerait l'oeil et la maigreur... Oeil maigre mais oreille épanouie pour vous qui découvrez la vidéo ! Il s'agit bien d'un extrait de l'Acte III, scène 1 d'Hamlet où, tenté d'abord par le sommeil de la mort, le héros craint les rêves qui feront revenir tout ce que la vie a fait subir de pire alors qu'une simple pointe viendrait à bout de tout cela...

Dala moo be mandinka kaŋ le kumala...

En surimpression, le texte de Shakespeare est (très librement !) traduit en langue mandinkan...

Par un locuteur non natif ? Certes, mais Richard Burton était gallois et a vraisemblablement parlé à la maison le gallois avant toute autre langue...

Alors, bien sûr, quelques lapsi ont été faits, auxquels précisément Carambolingue s'intéresse...

To translate mortal coil, baluo ?

Ce mortal coil que Gide a traduit par liens charnels et que Reverso traduit aujourd'hui par bobine mortelle ne peut-il se ramener à un mot qui désignerait le corps ?

Balo lemu, baluo te !

Il y a eu en fait confusion entre baluo qui désigne le grain et balo qui désigne le corps...

Or, le grain n'est-il pas le symbole de ce qui prolonge la vie, le végétal servant parfois de métaphore à l'animal, voire à l'humain ? N'est-il pas écrit dans la Bible et repris dans Germinal si le grain de meurt ?

De plus, зерно désigne le grain en russe et, dans la bouche d'un madrilène établi dans le Quercy, devient homophone de ce qui désigne l'intérieur d'une noix, métaphore de l'intérieur d'un crâne.

Donc, tout ce qui manque à Yorick tel que le retrouve Hamlet (Acte V, scène 1)...

Bouclage de station !

Philippe Sahuc Saüc

Pour toute réaction, tout contact : helipsahuc@wanadoo.fr

Par carambolingue
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Samedi 30 août 2014 6 30 /08 /Août /2014 17:52

... and, as they say in French for horsechestnut : marron.

D'après Les mots du français (A. Hamon, Hachette, 1992), quand on dit marron en français, on ne se doute pas que derrière la désignation de la couleur directement dérivée du fruit (Aesculus hippocastanum, la châtaigne qu'on donnait aux chevaux, ce que la langue anglaise a gardé en mémoire), se cache un autre adjectif qui relève d'une origine différente...

Le nom du fruit et celui de la couleur qui l'a capté (sauf au Québec où, paraît-il, on continue à employer l'adjectif brun) viendraient d'un radical marr- qui aurait notamment donné à un certain jeu son nom de marelle en français.

En allant clopiner dans Wikipédia, on découvre que le jeu a des variantes en langue française puisqu'il s'appellerait "pousse pion" au Cameroun, "plat lune" au Sénégal... 

...se llama avión en ciertas partes de América del sur...

...parís, íslenska (la langue islandaise a donné au jeu le nom du paradis qu'il fait viser aux joueurs et joueuses)...

E manca lo biais de dire en lenga occitana : lo pé-ranquet (l'occitan évoque donc le pied boiteux mais aussi, selon les indications de Claude Housset sur un site de l'académie de Toulouse, la petite échelle quand il nomme le jeu : l'escaleta).

Mais voilà, il y a un autre adjectif qu'on applique particulièrement à certains avocats, voire médecins. Celui-là viendrait de l'espagnol cimarre, le fourré...

Entonces, un hombre cimarron es un hombre que huyó en cimarre...

Pour les amateurs d'histoire et géographie...

http://youtu.be/M12AfbU9gCI

pour Marron, la vidéo fait passer l'oreille de la Thaïlande à la Guyane où il y eut tellement d'esclaves marrons que le fleuve appelé Maroni, apparemment d'après le nom néerlandais, Marowijne, fait penser à cela et à la langue taki-taki justement parlée au départ par les esclaves marrons...

Pour les amateurs d'orthographe française, sachez qu'on dit donc : des manteaux marron (comme à chaque fois qu'un adjectif de couleur dérive d'un nom commun) mais des avocats marrons.

Du coup, il pourrait exister un féminin marronne qui est paraît-il peu employé... Au risque de méprise ?

Traiter une femme de marronne fait courir le risque d'une interprétation affectueuse : ma rône (le rônier ou sibo -terme de la langue mandinkan qui a été pour moi le premier...- donnant en Afrique un fruit à chair fibreuse orangée, pas fameux et certainement du genre masculin alors qu'avec la sève on arrive à s'enivrer par l'intermédiaire du vin de rône... ah, ma rône !)

Au fait, si on passe du marron au marronnier, on est dans une thématique de saison, précisément un marronnier, comme disent les journalistes...

Allez, si en ce temps de rentrée, vous appréhendez comme moi avec terreur le fait que les grandes plages de liberté ne vont plus se trouver sous le sabot d'un cheval, disons-le à l'allemande :

Rückehr ! (J'aimerais bien un cheval, voire une jument, qui s'appellerait Kerr...)

Philippe Sahuc Saüc

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Par carambolingue
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Samedi 23 août 2014 6 23 /08 /Août /2014 12:29

Is cats & dogs rain a good weather ?

... Ou plutôt un temps à ne pas mettre un chien dehors ?

Se s'interessa plan a çò que dit, la lenga fa de discriminason...

http://youtu.be/gy9aq_Kf_Rg

pour UnRizCuitCru

On aurait pu prolonger les explications par la question des dénominateurs, utilisés en langue japonaise dès qu'il est question de dénombrement et où on fait alors apparaître des catégories sous-jacentes : humain/ non-humain, objet long/objet plat, petit animal/grand animal...

Mais si l'on revient à la pure distinction entre riz cru et riz cuit, on pourrait trouver similaire dans la langue française avec la distinction cochon-porc, le premier cru, le second cuit, sans parler du goret qui, dans mon cas, fut réservé à une réprimande parfois adressée par une de mes grand-mères quand je n'étais pas très propre...

Arrivent alors toutes les subtilités liées aux façons de désigner la tendre chair des animaux qui sont aussi aliments.

Un précédent article du blog Carambolingue a abordé cela. Mais voilà qu'un fin Raynard (Stéphane de son prénom) pourrait nous donner de précieuses indications complémentaires... Ainsi que le mot français de viande, si différent des meat, Fleisch, carne, carn, etc., viendrait d'un vivenda latin qui signifierait permettant de vivre... Par ailleurs, avant que la viande n'ait aboli la chair, on trouverait chez Rabelais l'origine d'un métier bien connu puisqu'il parle de chaircuitier, où l'on devine la césure chair-cuitier...

Aniŋ Afrika kono, i be muŋ domorola wala niminna ?

Justement, la langue maninga fait dériver ce qui désigne l'animal du terme qui désigne la viande.

Subo : la viande

subundiŋ : l'animal, où l'on pourrait voir indiqué "la petite viande".

Or, là où nous traitons quelqu'un de "bête" (au sens d'idiot), on utilisera "subo", du côté du Sénégal oriental, comme si on traitait de viande...

A moins que subo ne soit vraiment l'animal et qu'on ait une forme de respect en ne gommant pas son nom pour évoquer ce qu'on va manger...

Au fait, "manger" comme toute autre forme de nourriture ?

Domorola wala niminna ?

Dès lors qu'il s'agit de viande grillée, c'est le second terme qu'on emploie, exprimé, dans le français d'Afrique de l'ouest plutôt par croquer que par manger...

Arrivé à ce point, je ne résiste pas à l'appétit de révéler le pourquoi de mon choix de titre de vidéo : UnRizCuitCru... J'ai pensé à la comptine gasconne U'niòn cuech crus sera per tu (un oignon cuit cru sera pour toi). On remplaçant l'oignon par le riz, on parvient à une mini-rime (riz-me ?) embrassée...

Encore des faits de langue exhibés par le patalinguiste ! Oh mais, en matière de tours de langue, on pourrait conclure à la façon de Rabelais :

Chascun le fait et je mesne l'asne.

Philippe Sahuc Saüc

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Samedi 16 août 2014 6 16 /08 /Août /2014 18:58

When we want to change music, do not we love wide and diverse world ?

A devient la et si devient B en Angleterre et H en Allemagne, tout aussi bien que ロ au Japon... carré qui enferme ou panneau avec deux petits pieds sur lequel serait écrit... ?

Pel moment, amagat...

Et c'est bien ce que pourrait suggérer l'initiale grecque Λ de Λανθανειν, qui signifierait cacher et aurait notamment donné son nom à l'élément chimique lanthane, un métal, donc bon à faire des cordes d'instrument de musique mais malléable à température ambiante... Ce serait donc un matériau pour musique froide... Aussi froide que certaines mers où certains, certaines quêtent l'accueil...

http://youtu.be/6qbKieuwReQ

pour AsilArm

La phrase de départ a été trouvée sur le site espoirdasile.org qui indique dans leurs différentes langues aux demandeurs potentiels d'asile les questions qui vont leur être posées à leur arrivée en France.

Mais demander l'asile glisse facilement à demander à être réfugié, comme si les étiquettes devaient automatiquement s'appliquer aux personnes et non à leur situation, parfois temporaire et en tout cas à laquelle l'identité individuelle ne devrait jamais être complètement ramenée...

Ainsi, sait-on qu'en l'an 440, des textes littéraires ont été écrits en langues arménienne et géorgienne ?

Remarquons au moins que ce mot entendu "apastalan", qui traduirait la notion d'asile ou d'état de réfugié, deuxième mot de la phrase qui apparaît au tout début de la vidéo, ne contient pas moins de 16 de ce que nous appelions des jambes lorsque, petits écoliers du monde de l'alphabet latin, nous apprenions à tracer des n et des m... Est-ce que ces 16 enjambements ne figureraient pas bien les multiples contournements auxquels doivent se livrer la plupart des demandeurs et la plupart des demandeuses d'asile ?

La vidéo montre ensuite quelque chose qui figure une mer où flottent les initiales du mot asile dans les langues arménienne, géorgienne, mongole, grecque (l'origine du mot serait grecque, on trouve αζυλον ou ασυλον selon les sources étymologiques) et dans beaucoup de langues européennes où on trouve un mot qui lui ressemble, initié en a, suivi d'un /s ou d'un /z puis d'un i plus ou moins grec...

Mais revenons à la langue arménienne... Nicolas Bouvier, dans L'usage du monde (1963) rapporte un proverbe qui pourrait venir d'Arménie et qu'il traduit par : le sabre ne coupe pas son fourreau...

S'il est vrai que les langues en pointe aujourd'hui ont profité des premières langues littéraires, pourquoi coupent-elles le chemin de celles-ci lorsqu'elles se présentent sous forme de demandeurs d'asile aux frontières ?

Et puis, fourreau faisant penser à manche d'habit, me vient en tête le célèbre incipit :

En un lugar de la Mancha...

On pourrait tout aussi bien se battre contre des postes frontières que contre des moulins à vent, non ?

Aussi, puisque la mer où se risquent certains demandeurs, certaines demandeuses d'asile a été évoquée, voici un autre incipit célèbre :

Call me Ishmaël...

Et souhaitons que tous ceux, toutes celles qui ont besoin de changer de continent trouvent un isthme à ailes...

Et à nous tous qui serions prêts à faire un pont au passage des langues et de leurs locuteurs :

Back as wide as Moby Dick's one !

Philippe Sahuc Saüc

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Par carambolingue
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Dimanche 10 août 2014 7 10 /08 /Août /2014 19:32

Key, no... Key, no... Key, no m*m** war...

* multi

** military

Friedensgier ?

Bien sûr, pour toute personne qui ne, qui ne, qui ne... n'aimait guerre...

Amb resson, aqueste còp, de l'autre costat de la mar nostra (sens descomun, sens, descomarenc !) :

http://youtu.be/PP_lvLw8gis

pour LaaGuerrArab

Les goumiers du Maroc, les turcos d'Algérie, ont-ils eu de tels mots à échanger avec les occitans, les bretons, les basques, etc., compagnons de tranchée ?

A-t-on su profiter de la multiplication des fêtes des uns et des autres pour faire des guirlandes et appeler la paix ?

Se dire que la guerre, franchement, c'est en dehors d'elle qu'on est bien, une fois qu'on est pris dedans, il n'y a rien à en tirer...

Aurait pu se dire par un enfant de Belin-Beliet, voyant rentrer les poilus du village :

Hadènn la guèrra : bon en sortints, pas 'rré dehentz (dit sûrement dans l'appréciable liesse des lendemains du 18 novembre 1918) !

Aurait pu se dire par un enfant de Landrellec :

brezel : mat e-barzh, netra er-maez !

Aurait pu se dire par un enfant de Donibane Garrazi :

guerra : ondo kanpo, ezer barru !

Alors, bien sûr, tout cela manque certainement de syntaxe, donc d'ordre, mais la mise en ordre ne prépare-t-elle pas les armées ?

Pour le reste, au moins Zao comprendra...

Et pour aller au bout de ses rêves, imaginons que les tranchées ennemies aient été assez proches pour que les échos des voix des unes soient perceptibles aux autres...

D'un côté, on aurait "hissez ! le drapeau" ; ordonné "fixe !" ; vanté le courage "inné !" des enfants de la patrie ; défendu entre compagnons de tranchée "toute chicane rixe"...

De l'autre, un enfant d'Obernai enrôlé en ce temps dans l'armée allemande aurait pu dire :

d'r Schtällungskriag : usse fix, inne nix !

De fait, l'expression d'origine, bon en dehors, rien en dedans, serait alsacienne, si l'on en croit le site dialecte.alsacien.free.fr...

Souhaitons alors que les guerres se limitent à être ces jeux d'écho, ces jeux de son et qu'on puisse dire : quelle sonnerie la guerre !

Quant à nous, peuple carambolingien, n'oublions pas que nous ne sommes avides que de langue mais alors quelle...

Gier-langue !

Philippe Sahuc Saüc

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Par carambolingue
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